Une source d’espoir

Lors de notre retraite annuelle à Spiri-Maria, du 8 au 12 mai 2017, le Père Gilles Devaux, le Père Sylvain Guilbault et moi-même avons eu la chance de suivre une vidéo-conférence de Mère Paul-Marie, enregistrée le 19 janvier 2006. Parmi les multiples et belles choses qu’elle a communiquées, la Maman arrêta ses considérations sur ceux, dans l’Église, que l’on qualifie de «traditionalistes», comme appartenant au courant «de la droite» (par opposition aux «progressistes», ceux «de la gauche»). Marie-Paule disait de ces gens-là (de droite) qu’«ils ont une doctrine impeccable», mais qu’«ils ont poussé trop loin leur critique du Magistère» (je cite de mémoire). Son commentaire se voulait bienveillant à leur égard, en vue de souligner leurs aspects positifs.

En particulier, les traditionalistes ont radicalisé leur position à l’encontre du Concile Vatican II (1962-1965), tout en conservant une grande fidélité aux enseignements du Magistère antérieur jusqu’au Pape Pie XII (1939-1958). De plus, ils figurent parmi les plus grands dévots et propagateurs de Notre-Dame de Fatima, mais ils sont réticents face à la Dame de tous les Peuples qui, dans ses messages, a prophétiquement annoncé et encouragé les réformes conciliaires, «mais dans le bon sens, avec le bon Esprit» (4e vision, 29 août 1945).

Le 8 septembre 1977, Marie-Paule écrivit un éditorial intitulé «Deux poids, deux mesures: le cas de Monseigneur Lefebvre».[1] Dans ce texte, elle prend la défense de Monseigneur Lefebvre et dénonce le manque d’équité et de justice (pour ne pas dire de miséricorde) dans le traitement qu’on lui faisait dans l’Église. Pourquoi traiter si sévèrement les traditionalistes qui acceptaient mal le Concile Vatican II mais qui gardaient «la sécurité d’une tradition éprouvée», alors que les progressistes manipulaient impunément ce même Concile afin d’introduire toutes sortes d’innovations douteuses et aberrantes, sans oublier leur faux oecuménisme expurgé de la mariologie (alors que c’est Marie qui va nous conduire à l’Unité).

En 1970, Monseigneur Marcel Lefebvre (1905-1991) a fondé la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX). Depuis 1994, le Supérieur général de cette société de prêtres traditionalistes est Monseigneur Bernard Fellay, l’un des quatre évêques consacrés illicitement par Monseigneur Lefebvre en 1988. Le 21 novembre 2017 dernier, Monseigneur Fellay signait une lettre, dans laquelle il montre les liens entre la révolte de Luther (1517) et la Révolution bolchévique (1917), deux anniversaires soulignés cette année. Il rappelle également l’intervention cruciale de la Vierge Marie à Fatima. Les thèmes de Monseigneur Fellay rejoignent ceux de l’homélie que j’ai faite le 4 novembre 2017 dernier, et qui constitue la première publication de mon blog intitulé Le Secret de Marie. Le document du Supérieur général de la FSSPX s’intitule «Lettre aux Amis et Bienfaiteurs n° 88» que l’on peut consulter ici ou ici.

Surtout, j’aimerais cité un témoignage rapporté par l’auteur de cette lettre. Voici ce témoignage, qui m’apparaît de la plus haute importance et une source d’espoir:

La paix du monde — et de l’Église — est liée à la consécration de la Russie au Coeur Immaculé de Marie. D’après un témoignage indubitable qui m’a été personnellement rapporté, soeur Lucie, peu de temps avant sa mort, a dit à un prêtre que «la consécration de la Russie SE FERA, mais ce sera très difficile».

Soeur Lucie est décédée le 13 février 2005. Le 2 avril suivant, le Pape Jean-Paul II (quatrième et dernier PASTOR ET NAUTA), la rejoignait dans l’Au-Delà. L’Église de Pierre prenait fin, alors que l’Église de Jean prenait son envol sous l’égide de FLOS FLORUM, «la Fleur des Fleurs». La réalisation ultime de Fatima doit se faire à la suite de la Fleur des Fleurs, selon cette promesse inébranlable:

«À LA FIN, MON COEUR IMMACULÉ TRIOMPHERA.»


Note

[1]Dans le journal Marie, n. 14, décembre 1977-janvier 1978, pp. 1, 3-4 [M-14]; cf. également Marie Les Éditoriaux, pp. 279-291. En ses volumes de Vie d’Amour, Marie-Paule relate les circonstances entourant son éditorial, signé «Marie»: VA XIV, 164; VA XIV, 249; VA XV, 118; VA XV, 120; VA XV, 249; VA XV, 443. Les événements providentiels favoriseront une rencontre entre Marie-Paule et Monseigneur Lefebvre, laquelle aura lieu le 28 mai 1978, au Prieuré de Shawinigan: VA XV, 263-264; VA XV, 370-372; VA XV, 409-410. Marie-Paule rapporte l’indication suivante qu’elle a reçue du Ciel: «MONSEIGNEUR LEFEBVRE SERA LE PREMIER QUE TU IRAS CHERCHER POUR LE RAMENER À L’ÉGLISE. IL SERA PLUS FACILE À RAMENER QUE LES AUTRES ÉVÊQUES DE LA GAUCHE [LES ÉVÊQUES PROGRESSISTES].» Une photo de la rencontre du 28 mai 1978 se trouve en Vie d’Amour, Appendice IV, p. 83 (VA App. IV, 83), alors que deux photos sont présentées dans Vie d’Amour en Images, volume V, p. 73. En lien avec la même thématique, cf. Mère Paul-Marie, courrier spirituel «La lutte dans l’Église» (Le Royaume, n. 66, janvier-février 1989, pp. 6-7) [LR-066].

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