Le Pape de Marie

[À l’occasion du 588e anniversaire (555 + 33) du procès de Jeanne d’Arc, voici le texte de la courte mais cruciale séance du dernier jour du mois de mars, en la vigile de Pâques, l’an du Seigneur 1431 (Samedi Saint, 31 mars 1431). Il est question de la soumission de Jeanne à l’Église militante. Le présent article est publié ce 31 mars 2019, qui marque également le 20e anniversaire du livret «Pierres vivantes» de Mère Paul-Marie.]

Jeanne fut interrogée sur certains points sur lesquels elle avait pris délai pour répondre jusqu’à ce jour, lorsqu’elle répondait aux articles sus insérés, comme il est indiqué plus haut.

Et d’abord elle fut interrogée si elle voulait se rapporter au jugement de l’Église qui est sur la terre, de tout ce qu’elle a dit et fait, que ce soit bien ou mal, spécialement des cas, crimes et délits qui lui sont imputés et de tout ce qui touche son procès:

Elle répondit que, pour ce qu’on lui demande, elle se rapporte à l’Église militante, pourvu qu’elle ne lui commande rien d’impossible à faire. Et elle répute impossible qu’elle révoque ce qu’elle a fait et dit, déclaré audit procès au sujet de ses visions et pour les révélations qu’elle a dit avoir faites de par Dieu; et elle ne les révoquera pas pour quoi que ce soit; et ce que Dieu lui a fait faire et a commandé et commandera, elle ne cessera pas de le faire pour homme vivant; et il lui serait impossible de les révoquer; et au cas où l’Église voudrait lui faire faire autre chose, au contraire du commandement qu’elle a dit lui avoir été fait par Dieu, elle ne le ferait pas pour quoi que ce soit.

Interrogée si, au cas où l’Église militante lui dirait que ses révélations sont des illusions ou des choses diaboliques, elle se rapporterait à l’Église:

Elle répondit qu’elle s’en rapportera toujours à Dieu dont elle fera toujours le commandement; et qu’elle sait bien que ce qui est contenu en son procès est arrivé par le commandement de Dieu, et ce qu’elle affirme audit procès avoir fait par le commandement de Dieu, il lui serait impossible de faire le contraire, et au cas où l’Église lui commanderait de faire le contraire, elle ne s’en rapporterait à homme du monde, sinon à Dieu, qu’elle ne fît toujours le bon commandement de Dieu lui-même.

Interrogée si elle croit être sujette à l’Église de Dieu qui est sur la terre, à savoir à notre seigneur le pape, aux cardinaux, archevêques, évêques et autres prélats de l’Église:

Elle répondit que oui, Dieu premier servi.

Interrogée si elle a commandement de ses voix de ne pas se soumettre à l’Église militante qui est sur la terre, ni à son jugement:

Elle répondit qu’elle ne répond rien qu’elle prenne dans sa tête; mais ce qu’elle répond, c’est du commandement de ses voix; et elles ne commandent point qu’elle n’obéisse pas à l’Église, Dieu premier servi.

Interrogée si au château de Beaurevoir ou à Arras ou ailleurs, elle avait des limes:

Elle répondit: «Si on les a trouvées sur moi, je n’en ai pas autre chose à vous répondre.»

Ces choses ainsi accomplies, nous avons quitté ce lieu, pour ultérieurement procéder à ce qui restait à faire dans la présente cause de foi.[1]

[La séance du 31 mars 1431 s’est déroulée dans la prison de Jeanne au château de Rouen. Outre les juges (l’évêque Pierre Cauchon et le vice-inquisiteur Jean Lemaître), étaient présents six membres de l’Université de Paris: les docteurs Jean Beaupère, Jacques de Touraine, Nicolas Midi, Pierre Maurice, Gérard Feuillet, et le bachelier Thomas de Courcelles; de même que William Haiton (clerc anglais, bachelier), Guillaume Mouton (personnage inconnu), John Grey (gardien anglais).]

Deux peintures d’Hermann Anton Stilke (1803-1860):
Jeanne et ses Voix
(apparition de sainte Catherine d’Alexandrie et de l’archange saint Michel)
Jeanne au bûcher

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«Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle.» [Mt 16, 18]

«J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas.» [Lc 22, 32]

Le Seigneur Jésus à l’apôtre Pierre

«Les puissances de l’enfer vont se déchaîner. Elles ne vaincront pas la Dame de tous les Peuples.» [48e vision, 3 décembre 1953]

La Dame de tous les Peuples à Ida Peerdeman,
lors de la 48e vision, le 3 décembre 1953

«LES PORTES DE L’ENFER NE PRÉVAUDRONT POINT CONTRE ELLE [Marie-Paule].» [VA V, 95; VA V, 247]

Marie-Paule, Vie d’Amour, volume V, pp. 95 et 247
(message du Seigneur à Soeur Marie-Stella,
transmis à Marie-Paule le 17 février 1970,
contenant une allusion à Mt 16, 18)

«PRIE BIEN POUR MARIE-PAULE AFIN QUE SA FOI NE DÉFAILLE PAS.» [VA VII, 291; VA VII, 320]

Marie-Paule, Vie d’Amour, volume VII, pp. 291 et 320
(message du Seigneur à Soeur Denise-Agnès,
transmis à Marie-Paule le 4 février 1971,
contenant une allusion à Lc 22, 32);
cf. VA VII, 345; VA VIII, 37; VA App. II, 163

L’Armée de Marie n’a cessé de témoigner sa fidélité à Rome et de promouvoir le culte des trois BLANCHEURS: l’Eucharistie, l’Immaculée et le Pape. Et parce que fidèle à Marie et au Pape, elle fut tout aussitôt assaillie par les éléments de la «gauche» qui se détournent de Marie et par ceux de la «droite» qui contestent le Pape. [VA XV, 482]

Marie-Paule, Vie d’Amour, volume XV, p. 482
(extrait d’une lettre de Marie-Paule aux évêques,
datée de la solennité de l’Épiphanie 1979);
cf. VA X, 109[2]

Obéir au Pape fait partie de notre charisme.

Mère Paul-Marie, Les Voies de Dieu ne sont pas les nôtres,
achevé d’imprimer le 15 décembre 1997, p. 84

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[Sur la photo à la une de cet article, on peut voir la bague ornée d’un saphir étoilé synthétique, que Marie-Paule porte depuis le 31 mai 1981 à l’annulaire de la main droite, alors qu’elle prenait officiellement le nom de Mère Paul-Marie, en tant que Fondatrice de la Communauté et de la Famille des Fils et Filles de Marie (VA App. I, 44; VA App. I, 231). Le 28 août 1977 (sixième anniversaire de l’Armée de Marie), Marie-Paule avait vu cette bague de couleur or en vision, ornée d’une pierre rouge foncé (symbolisant le sang) qui est ensuite passée au bleu ciel (en vision, il s’agissait de l’annulaire gauche). Le Père Victor avait commenté: «La bague est peut-être le signe de l’autorité que tu auras dans l’Église.» (VA XIV, 241) Elle revit cette bague le 25 janvier 1978 (fête de la Conversion de saint Paul, VA XV, 231), ainsi que le 16 avril 1978 (VA XV, 329-330), lorsque Jésus lui révéla: «LE PAUL, C’EST TOI.» Dans Le Livre blanc V, Ouverture sur le Ciel, Marie-Paule comprend que la seconde bague identique qu’elle avait dû se procurer «servira à orner la couronne de la statue destinée au Cimetière Marie-Reine» (LB-V, 155). Cf. Soeur Louise Hélie, «Les Signes de l’Alliance» (Le Royaume, n. 219, janvier-février 2013, pp. 12-13) [LR-219]. On peut voir la photo intégralement sur la page d’accueil de mon blog.]

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Le volume X de Vie d’Amour s’intitule «Le Pape de Marie», dont l’identité demeure mystérieuse, comme en témoigne le cadre vide au début du volume (VA X, 9). La notion prophétique et céleste de «Pape de Marie» était déjà présente antérieurement en Vie d’Amour. Elle fait l’objet de la présente analyse, en lien avec la thématique de la Prophétie des Papes. Après une partie introductive, nous verrons trois applications possibles de cette expression:

a) Monseigneur Jean-Pierre van Lierde;
b) le Pape Jean-Paul II;
c) Mère Paul-Marie.

Nous conclurons avec quelques considérations sur la phase apocalyptique du «silence» qui se fit «dans le ciel», après l’ouverture du «septième sceau», un silence d’«environ une demi-heure» (Ap 8, 1). Se pourrait-il, dans le sablier de l’histoire, que l’écoulement de cette demi-heure soit déjà fort avancé?

[Il est recommandé de lire, fût-ce dans un second temps, les notes placées en fin d’article, lesquelles peuvent contenir de précieux compléments d’information qui auraient peut-être trop alourdi le corps principal du texte. On peut facilement se promener dans le texte en cliquant sur les numéros des notes.]

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Marie-Paule, en qui nous reconnaissons la Femme du chapitre 12 de l’Apocalypse, est née le 14 septembre 1921. Nous sommes vers la fin du pontificat de Benoît XV (1914-1922), désigné par la devise RELIGIO DEPOPULATA, la première des huit dernières devises de la Prophétie des Papes, celles qui correspondent à la période nommée «la Fin des Temps», ou «le Jour de Yahvé», ou encore «l’Apocalypse» (1917-2033).

[Dans l’article «Pasteur et Nautonier», nous avons établi un parallèle entre notre époque actuelle et le Grand Schisme d’Occident (1378-1417), qui avait été précédé de la Papauté d’Avignon (1309-1378). Ces derniers épisodes historiques s’inscrivent dans le contexte de la Guerre de Cent Ans, conflit entrecoupé de trêves opposant l’Angleterre et la France, qui dura en fait 116 ans (1337-1453). Or, telle paraît être également la durée de l’Apocalypse: selon Raoul Auclair, le Jour de Yahvé débuta en 1917, et selon Vie d’Amour (VA II, 127), 2033 est l’année de la Fin des Temps (116 ans en tout). L’épopée de Jeanne d’Arc conduisit à la fin de la Guerre de Cent Ans, ainsi qu’à la fin du Moyen Âge (lequel dura environ 1000 ans). L’épopée de Marie-Paule, la Femme du grand combat eschatologique, conduira à la fin de 116 ans de «Guerre-Révolution universelle», ainsi qu’au début du «règne de mille années» (Ap 20, 1-6).]

Marie-Paule avait environ 4 mois à la mort de Benoît XV. Elle vécut son enfance et son adolescence pendant le pontificat de Pie XI (1922-1939), désigné par FIDES INTREPIDA, la deuxième des huit dernières devises. Elle devint jeune adulte et traversa sa vie conjugale (1944-1957) durant les années de Pie XII (1939-1958), prophétiquement décrit comme PASTOR ANGELICUS, la troisième des huit dernières devises. Tout cela correspond à la «Vie purgative», c’est-à-dire le volume I de Vie d’Amour.

Après avoir vécu une «Passion» sur le plan conjugal, Marie-Paule poursuit sa mission de Co-Rédemptrice, «passant du niveau familial au niveau ecclésial» (VA XII, 28). Dans le 53e et dernier chapitre du volume I, elle reçoit l’annonce de «l’heure du crucifiement» (VA I, 322-323). Nous sommes en 1958, alors que le quatuor PASTOR ET NAUTA s’apprête à affronter «LA PIRE LUTTE CONTRE L’ÉGLISE CATHOLIQUE» (VA II, 38; VA IX, 90).

Le volume II de Vie d’Amour, «Vie illuminative», le plus volumineux de la série, comporte 116 chapitres:

  • chapitres 1 à 23: derniers mois de Pie XII, qui meurt le 9 octobre 1958;[3]
  • chapitres 24 à 68: pontificat de Jean XXIII (1958-1963);
  • chapitres 69 à 116: premières années de Paul VI (le volume se termine en 1968).

Ainsi, l’on constate que la quasi-totalité des volumes de Vie d’Amour correspondent au pontificat de Paul VI (1963-1978). Seules les 100 dernières pages environ du volume XV (qui en comportent plus de 500) recoupent le règne «trop bref» (VA XV, 438) de Jean-Paul Ier et le début du règne de Jean-Paul II.

Dès le volume II de Vie d’Amour, qui inclut les années du grand et saint Concile Vatican II (1962-1965), nous sommes introduits dans l’époque de la «Grande Tempête», sous la gouverne de vaillants pasteurs et de navigateurs éclairés: ce seront les quatre pontifes qualifiés par l’oracle de PASTOR ET NAUTA, la quatrième des huit dernières devises. Le chapitre 23 du volume II porte le titre:

Quel est donc ce Pape?
[VA II, 103]

Marie-Paule y voit en songe «les deux Papes qui succéderont à Sa Sainteté Pie XII» (VA II, 103), et qui seront les deux premiers PASTOR ET NAUTA (Jean XXIII et Paul VI). C’est le matin du 8 octobre 1958, quelques heures avant le décès de Pie XII. En première page du journal Le Soleil, elle tombe sur la photo du Cardinal Giovanni Battista Montini, en qui elle reconnaît le second successeur de Pie XII qu’elle vient de voir mystiquement. Apercevant de nouveau l’archevêque de Milan lors d’un reportage télévisé, Marie-Paule ressent une «onde mariale» qui la pénètre jusqu’au coeur, provenant directement de ce futur pape, une «onde extraordinaire» qui se transforme en un «brasier ardent».

/…/ et j’«apprends» alors qu’il y aura cette fusion du Saint-Père et de Marie pour la cause mondiale. Mais de quel Saint-Père s’agit-il? [VA II, 105]

On peut discerner dans ce passage une première allusion à la notion de «Pape de Marie», dont l’identité mystérieuse est soulignée ici sous la forme d’un questionnement repris dans le titre même du chapitre 23. Et déjà, en songe, Marie-Paule voit que «ce Saint-Père le Pape» (VA II, 104; VA IX, 91) fait une visite à Lac-Etchemin, au sanctuaire Notre-Dame d’Etchemin et chez Maman Laura. Le 29 janvier 1966, Marie-Paule écrivit une lettre à Sa Sainteté Paul VI, dans laquelle elle lui partagea le songe du 8 octobre 1958. Elle lui précisa également que «l’oeuvre mariale allait éclore et fleurir sous son pontificat» (VA II, 481; cf. VA II, 318). Le volume IX de Vie d’Amour rappelle l’indication divine:

«SOUS LE PONTIFICAT DE CE PAPE [Paul VI] VA ÉCLORE ET RAYONNER L’ARMÉE DE MARIE.» [VA IX, 91]

Le thème de l’annonce prophétique du «voyage du Saint-Père le Pape au Québec» revient au volume III.[4] On trouve également dans ce volume la notion de «PAPE MARIAL», qui semble anticiper celle de «PAPE DE MARIE». Et de nouveau revient le même questionnement:

Le «PAPE MARIAL», de quel Pape s’agit-il?… [VA III, 179]

Et qui serait ce Pape? [VA III, 246]

Serait-ce un représentant du Saint-Père puisque le personnage était vêtu de noir? [VA VIII, 378]

[Dans son introduction de 1967 aux messages de la Dame de tous les Peuples, Raoul Auclair qualifia Pie XII de «pape de Marie» (p. 35). Il ne connaissait alors ni Marie-Paule, ni Vie d’Amour, et c’était avant l’arrivée de Jean-Paul II. Dans son éditorial «Je suis la Servante du Seigneur», dès le début au premier sous-titre, Marie-Paule a repris cette expression à l’endroit de Pie XII.[5] Ce fut la seule fois, alors que Jean-Paul II n’est pas encore élu et que Monseigneur van Lierde s’éloigne de l’Oeuvre.]

a) «Pape de Marie»: application à Monseigneur Jean-Pierre van Lierde [Paul VII?]

En Vie d’Amour, la notion de «Pape de Marie» a d’abord été appliquée à Monseigneur Jean-Pierre van Lierde, appelé à une mission papale qu’il n’a pas menée à terme.[6] Dès le volume IX de Vie d’Amour, le chapitre 42 s’intitule «Le Pape de Marie». En regardant une photo de Monseigneur Jean-Pierre, Marie-Paule entend cette indication céleste («tout comme si je parlais intérieurement et pourtant j’ignorais les paroles qui seraient dites»):

«MON PAPE, LE PAPE DE MARIE.» [VA IX, 181]

Un peu plus loin, au chapitre 46, Marie-Paule se confie à la Vierge Marie, lui disant: «Je crois que je prie trop pour Ton Pape.» Marie lui répond:

«C’EST NORMAL, C’EST AUSSI TON PAPE.» [VA IX, 201]

Nous pouvons donc comprendre que le «Pape de Marie» est le Pape à la fois de Marie du Ciel (la Vierge Marie) et de Marie de la terre (Marie-Paule).

En mars 1974, Marie-Paule avait entendu les «paroles divines» suivantes:

«LE SAINT-PÈRE VA REPRENDRE SON AUTORITÉ D’UNE FAÇON SUBITE, INATTENDUE, CE SERA MERVEILLEUX!» [VA IX, 65; VA IX, 179][7]

Marie-Paule fait le commentaire suivant (nous sommes dans le volume IX, au chapitre 41 intitulé «Le Saint-Père»):

De quel Saint-Père s’agit-il? Je remarque, depuis mars dernier [1974], que ce mot [«Saint-Père»] s’adresse à Sa Sainteté Paul VI et aussi à Son Excellence Monseigneur van Lierde. Pour moi, c’est embarrassant. Ou bien, s’agit-il d’un autre Pape qui viendra plus tard sur le trône de Pierre? [VA IX, 179]

Ainsi, en Vie d’Amour, le Seigneur utilise le mot «Pape» ou «Saint-Père» sur un double plan, pour désigner Paul VI (1897-1978), d’une part, et Monseigneur Jean-Pierre van Lierde (1907-1995), d’autre part. Ce dernier fut ordonné évêque en 1951 et occupa la fonction de «Vicaire général du Saint-Père pour la Cité du Vatican», aussi appelé «Sacriste du Pape», pendant quarante ans (1951-1991), au service de cinq souverains pontifes (Pie XII, Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier et Jean-Paul II). À ce titre, il donna l’extrême-onction à Pie XII et à Jean XXIII. Il fut l’un des Pères du Concile Vatican II (1962-1965).

Petrus Canisius van Lierde (1965)
Monseigneur Petrus Canisius Jean van Lierde, o.s.a. (vicaire général pour la Cité du Vatican / sacriste du Pape) (source: Wikipedia)

Quand le Seigneur parle du Pape, s’agit-il vraiment du Pape ou de son Vicaire?

Ainsi, Il demande d’inviter le Saint-Père, et de remettre l’invitation à Monseigneur van Lierde. [VA IX, 98; chapitre 18 intitulé «Invitation au Saint-Père»]

Ces «deux âmes [Paul VI et Monseigneur Jean-Pierre] que le Seigneur appelle le Saint-Père» (VA IX, 164; cf. VA X, 436) font également l’objet d’une grâce saisissante offerte au regard spirituel de Marie-Paule. Lors du premier pèlerinage international de l’Armée de Marie, en septembre 1974, au moment de l’Angelus avec le Pape à Castelgandolfo, Marie-Paule voit le visage de Paul VI se métamorphoser mystiquement en celui de Monseigneur Jean-Pierre (VA X, 26-27).[8]

Déjà présente au volume IX de Vie d’Amour (chapitre 42 «Le Pape de Marie»), la notion de «Pape de Marie» devient le titre même du volume X. Cette expression fut appliquée à Monseigneur Jean-Pierre van Lierde, mais comme de manière conditionnée à sa fidélité (voire avec le pressentiment de son infidélité).

Si Monseigneur reste fidèle à l’Oeuvre, le monde ira de surprise en surprise pour la gloire de Dieu, parce que le «PAPE DE MARIE» n’aura toujours travaillé que pour la gloire de Dieu, jamais pour lui-même.

Mais quel sera celui que le Ciel annonce comme étant le Pape de Marie dans cette Oeuvre divine?

Quand j’«apprends» le titre d’un volume, je «reçois» en même temps l’image ou l’illustration qui conviendra à l’histoire qui y sera relatée et que j’ignore.

Or, cette fois, volume X, j’ai reçu le titre: «Le Pape de Marie» écrit sous un cadre vide. Je n’ai jamais «vu» le visage de ce Pape. Non, le fond est noir. Pourquoi? Et chaque fois que je le «vois», le fond est toujours noir. Peut-être que la lumière me sera donnée au cours des mois qui suivront!… [VA X, 114]

Et que signifie aussi l’expression «le Pape de Marie»? Seul l’avenir le dira. Les voies de Dieu ne sont pas les nôtres. [VA X, 211]

En ce qui concerne le volume X, ce qui m’étonne, c’est que, plusieurs fois, le Seigneur me disait: «LE PAPE DE MARIE», et me montrait en même temps un cadre vide. Jamais le visage de ce Pape ne m’a été montré. S’agit-il d’un futur Pape? Est-ce quelqu’un qui a été appelé et qui ne sera pas fidèle? [VA X, 437]

Les autres passages dans Vie d’Amour contenant l’expression «Pape de Marie», en lien avec Monseigneur Jean-Pierre van Lierde, se trouvent dans la note suivante.[9] Ce «prêtre évêque» (VA XI, 236) avait longuement été préparé spirituellement à cette mission de choix, en vue d’une action conjuguée avec la Dame de tous les Peuples présente en Marie-Paule. Cette «âme d’élite qui avance dans le droit sentier de la vertu» (VA X, 436), cette «perle rare» (VA XII, 19), était également douée de faveurs mystiques et charismatiques.[10] Le 18 septembre 1974, dans sa chapelle privée à Rome, Monseigneur Jean-Pierre est reçu «Fils de Marie», avec la formule de bénédiction suivante:

«Que la Trinité Bienheureuse et Marie, notre Mère, vous bénissent et fassent descendre sur vous une plénitude de grâces afin que vous deveniez le plus grand Pape de tous les Temps.» [VA X, 35][11]

Le 11 juin 1974, lors de la visite de Monseigneur Jean-Pierre [le «Saint-Père» ou le «Pape»] au Québec, Marie-Paule reçut «deux communications intérieures des plus bouleversantes» (VA XII, 45) à l’endroit du distingué visiteur (auxquelles elle fait allusion également en VA X, 12-13; VA X, 174):

1. L’une des grandes souffrances de Monseigneur Jean-Pierre fut une relation difficile et tendue avec le Pape Paul VI. Cette première information est dévoilée en partie dans le volume IX et révélée pleinement dans le volume XII:

La croix la plus lourde lui vient d’une Autorité. [VA IX, 131; cf. VA X, 346]

«MONSEIGNEUR VAN LIERDE A BEAUCOUP À SOUFFRIR À CAUSE DE PAUL VI.» [VA XII, 45-46][12]

2. La seconde information a été omise par des petits points dans le volume XII (VA XII, 46), mais elle avait été évoquée dans le volume IX. L’on comprendra aisément, à la lumière du présent article, qu’il s’agit de l’appel au suprême pontificat, à la papauté:

«Marie vous appelle à un autre poste. Et c’est précisément parce que d’autres convoitent ce poste, et qu’ils voient vos riches possibilités, que vous êtes tout simplement piétiné.» [VA IX, 132][13]

Ainsi, Monseigneur Jean-Pierre a bel et bien été et aurait dû devenir:

  • «le “PAPE” selon l’indication de Dieu» (VA X, 169);
  • «celui que Marie nomme “le Pape”» (VA XII, 342; VA XIII, 222);
  • «PAPE SELON LA PENSÉE DE MARIE» (VA XIII, 46);
  • «le Pape dans l’Oeuvre de Dieu, le nouveau Pierre nommé par Marie» (VA XIV, 67);[14]
  • «le PIERRE nommé par Marie» (VA XIV, 155);
  • «le nouveau Pierre désigné par Marie» (VA XIV, 270);
  • le «Pape que /…/ Marie avait choisi» (VA XV, 87);
  • «le Pape que Marie a nommé» (VA XV, 179);
  • celui «qui devait devenir le Pape, et qui, effectivement, a été nommé par Marie» (VA XV, 213).

Il n’entre pas dans le cadre de cet article d’approfondir le rôle apparent joué par Monseigneur Jean-Pierre dans Vie d’Amour, en lien avec les grâces mystiques expérimentées par Marie-Paule dans l’«ultra-terrestre».[15] Par la suite, Marie-Paule a dû transmettre à Monseigneur, de manière répétée, un ordre précis de la part de l’ange saint Michel. Après plusieurs tergiversations, Monseigneur finit par accepter l’ordre, le 8 septembre 1976. La décision de Monseigneur permit à saint Michel d’affirmer que cette date marquait le début de son pontificat (pour lors encore secret). Malheureusement, Monseigneur reprendra sa parole et reviendra sur sa décision, n’obtempérant pas finalement à l’ordre de l’ange. Cette désobéissance entraîna l’infidélité de Monseigneur au Plan divin, court-circuitant le cheminement de ce dernier vers la papauté. Marie-Paule verra alors des «millions d’anges», chargés d’«une mission spéciale», en vue de «corriger une situation» (VA XIV, 136), de remédier «à une situation qui n’est plus celle que le Ciel avait projetée» (VA XIV, 250), de «préparer un autre pontificat» (VA XV, 80) et «une autre voie» (VA XV, 148; cf. VA XV, 438). Dans ce contexte hautement dramatique de désobéissance, l’ange saint Michel dit à Marie-Paule:

«ELLE [Marie du Ciel, présente en Marie de la terre] SERA TERRIBLE AUSSI POUR SON PAPE.» [VA XIII, 332][16]

C’est ainsi que «depuis deux ans, le commandement qui était destiné à Monseigneur Jean est passé en d’autres mains» (VA XV, 215).[17] Marie-Paule doit maintenant «GUIDER» ou prendre la «TÊTE» de l’«ARMÉE» seule, sans la présence et la collaboration de Monseigneur (VA XIII, 44; VA XIII, 54; cf. VA XIV, 215; VA XIV, 250; VA XV, 70). Dans la perspective du pèlerinage 1977, le Ciel l’informe qu’elle devra «ACCOMPAGNER LES PÈLERINS PARTOUT» (VA XIV, 83; VA XIV, 156). Pendant ce temps, «un autre pontificat» (VA XV, 80) est en préparation: le Plan de Dieu ayant été «chaviré» (VA XIV, 159), «avorté» (VA XIV, 158), «brisé» (VA XV, 78; VA XV, 162; VA XV, 438)[18], il a dû être «changé» (VA XV, 80) et maintenant il est «retardé» (VA XV, 438). Le Ciel confirme à Marie-Paule:

«PAUL VII? NON.»

Paul VII! Oh! que ce règne aurait été beau pour lui et pour l’Église, tel que ce me fut «montré». [VA XV, 80][19]

Le 22 avril 1978 (Paul VI est encore vivant), Marie-Paule s’interroge sur l’avenir de la papauté, sur l’identité du prochain pape, puisque Monseigneur Jean-Pierre est en train de «perdre sa place» (VA XV, 80; VA XV, 215; cf. VA XV, 172; VA XV, 179):

Et maintenant, qui sera le Pape? Que de fois, l’ange m’a répété: «TU PRÉPARES DEUX PÈLERINAGES. RAPPELLE-TOI BIEN: LE PREMIER [15 septembre au 3 octobre 1978], EN POLOGNE, EN LA CITÉ DE L’IMMACULÉE, ET LE SECOND [19 mai au 2 juin 1979]: POUR LE PAPE.» Qui sera ce Pape?… [VA XV, 343]

Paul VI est décédé le 6 août 1978. Le 26 août est élu Jean-Paul Ier. Marie-Paule écrit:

Le vaisseau de l’Église va-t-il voguer sur des flots apaisés avec un nouveau Capitaine? Ne faut-il pas craindre plutôt que la lutte reprenne car l’ennemi est au sein même de l’Église! [VA XV, 434]

Mais le règne de Jean-Paul Ier allait être «trop bref» (VA XV, 438). Son décès survint le 28 septembre 1978, durant le pèlerinage de l’Armée de Marie en l’honneur de l’Immaculée (du 15 septembre au 3 octobre 1978, en Pologne, en Belgique et en France), l’un des trois seuls pèlerinages européens où l’Armée de Marie n’est pas allée en Italie.[20] Il est permis de penser, dans le cadre de la vaste opération angélique de réorientation du Plan de Dieu, que l’élection et la mort de Jean-Paul Ier furent une étape nécessaire afin de favoriser l’élection de Jean-Paul II.[21]

Le Ciel, en conduisant l’Armée de Marie en Pologne lors du pèlerinage de 1978, anticipait l’élection du cardinal archevêque de Cracovie, Karol Wojtyła. Dès janvier 1978, Marie-Paule avait reçu l’ordre de préparer en même temps le pèlerinage en l’honneur de l’Immaculée et celui en l’honneur du Pape:

«TU DOIS PRÉPARER DEUX PÈLERINAGES EN MÊME TEMPS. LE PREMIER, EN SEPTEMBRE-OCTOBRE [1978], VOUS IREZ EN POLOGNE, DANS LA CITÉ DE L’IMMACULÉE, ET À LOURDES. VOUS NE DEVEZ PAS ALLER À ROME. LE SECOND: PÈLERINAGE POUR LE PAPE, EN MAI-JUIN [1979], EN ESPAGNE ET EN ITALIE.» [VA XV, 219]

Peu de temps après le pèlerinage de 1978, Jean-Paul II est élu le 16 octobre. Marie-Paule observe en Vie d’Amour:

Ainsi, notre pèlerinage en Pologne, en la Cité de l’Immaculée, ouvrant la voie au pèlerinage pour le Pape, selon qu’il me fut «demandé», serait-il lié, dans les Desseins de Dieu, aux projets qui concernent le Pape de Marie? Dieu parlera par Ses événements. [VA XV, 439-440][22]

b) «Pape de Marie»: application au Cardinal Karol Wojtyła [Jean-Paul II]

Vers la fin du volume XV de Vie d’Amour, Marie-Paule applique à Jean-Paul II l’expression «Pape de Marie» (VA XV, 523-525). Dans une lettre circulaire à l’occasion de Noël 1979 et du Nouvel An 1980, elle invite les Chevaliers de Marie à la «FIDÉLITÉ AU PAPE DE MARIE»:

Tel est le thème de notre campagne qui a débuté en la fête du Christ-Roi, le 25 novembre dernier, campagne qui se prolongera toute l’année 1980, en faveur de l’Église, dans une fidélité indéfectible au Pape de Marie. [VA XV, 524]

Marie-Paule rappelle le mot d’ordre initial de l’Armée de Marie (sa fidélité à Rome et au Pape) et la dévotion aux trois Blancheurs (l’Eucharistie, Marie et le Pape). Elle ajoute:

Restons rivés à Marie et à Son Pape; c’est ainsi que nous accéderons au ROYAUME que nous construisons avec ardeur et amour, dans l’héroïsme de tous les jours. [VA XV, 525]

[La référence ici au Royaume est très intéressante. Nous savons maintenant que le Pape Jean-Paul II a «l’esprit de Jean» et que Mère Paul-Marie a «l’esprit de Marie», et que les deux «ont été liés pour introduire l’Église de Pierre en l’Église de Jean». Cf. l’article «Pasteur et Nautonier». Et nous savons que l’Église de Jean, qui assure la continuité avec l’Église de Pierre en la renouvelant, est le véhicule qui doit justement conduire au Royaume.]

En fait, dès avril 1979, dans le dernier numéro du journal Marie (n. 27, p. 13) [M-27], Marie-Paule qualifie Jean-Paul II de «Pape de Marie», alors qu’elle annonce que le journal Marie changera de nom et deviendra L’Étoile.

Jean-Paul II jeune

*****

Au volume XV de Vie d’Amour, au chapitre 61 intitulé «Jean-Paul Ier et Jean-Paul II», dans le contexte du pèlerinage de l’Armée de Marie en Pologne, Marie-Paule fait une référence intéressante à Fatima et à la Russie. Face à la foi vibrante des Polonais, elle commente:

Le rideau de fer ne serait-il pas plutôt dressé chez nous, par les démolisseurs qui vivent à l’intérieur de l’Église et qui, trop souvent, sont des fils de l’Église?

Il convient de réfléchir sérieusement sur les paroles de Marie à Fatima. Marie a affirmé: «LA RUSSIE SE CONVERTIRA.» Qu’en sera-t-il de notre peuple déchristianisé, de notre peuple qui rejette de plus en plus tout ce qui est témoignage authentique de notre Église? [VA XV, 437]

Il convient de noter que le volume XV se termine avec une lettre au Cardinal Maurice Roy, dans laquelle Marie-Paule mentionne La Salette, Fatima, Amsterdam, Garabandal et Québec (VA XV, 532). Le Seigneur a voulu que cette lettre soit écrite le 13 juin 1980 mais qu’elle soit datée ou signée le 14 juin, respectivement vendredi de la fête du Sacré-Coeur et samedi de la fête du Coeur Immaculé de Marie. Rappelons que c’est le 13 juin 1929 que Marie fit la demande de la consécration de la Russie, en vue de sa conversion et de la paix dans le monde. Une consécration intimement liée au triomphe du Coeur Immaculé de Marie, ainsi qu’à la consécration demandée à Paray-le-Monial par le Sacré-Coeur, selon cette communication céleste donnée en août 1931 à Rianjo et transmise par Soeur Lucie:

Comme le roi de France, on s’en repentira et on le fera, mais ce sera tard. [Cf. Le Secret de Marie, 2e édition, pp. 75, 113 et 145.]

On peut lire ceci, à la toute dernière page du volume XV de Vie d’Amour:

Ainsi, l’Oeuvre de Vie d’Amour, dans sa phase de la Co-Rédemption, se termine en ce jour de la fête du Coeur Immaculé de Marie [14 juin 1980], reliée au message de Marie à Fatima. [VA XV, 537]

Et voici les toutes dernières phrases de cette page 537:

«À la fin, mon Coeur Immaculé triomphera», a dit Marie à Fatima.

14 juin 1980.
En la fête du Coeur Immaculé de Marie.

«Et toi-même, un glaive de douleur te transpercera l’âme! — afin que se révèlent les pensées intimes d’un grand nombre.» (Lc 2, 35)

L’Oeuvre de Vie d’Amour (en ses quinze volumes) se termine donc avec le 51e anniversaire de la grande demande mariale de la consécration de la Russie.[23]

*****

Après avoir dit de Pie XII qu’il était «le plus marial des papes» (cf. l’article «La Prophétie des Papes, Partie 2»), Raoul Auclair voit en Jean-Paul II «le Pape que Marie a donné à l’Église»[24] et «le Pape marial par excellence».[25]

L’expression prophétique «Pape Marial» du volume III de Vie d’Amour (VA III, 179) fut appliquée à Jean-Paul II par Mère Paul-Marie, dans un article du journal Le Royaume.[26] Il semble que ce soit la seule fois où est employée cette expression (outre le volume III).

Concernant l’expression «Pape de Marie», j’ai trouvé deux endroits où Raoul l’emploie à l’égard de Jean-Paul II.[27] De même j’ai recensé, dans les écrits de Mère Paul-Marie, tous les endroits où cette expression a été appliquée à Jean-Paul II. En voici un bel exemple (les autres sont référencés dans la note):

Le Pape, missionnaire de par le monde, passe partout la croix à la main. Cette croix qu’il porte est aussi reproduite dans ses armoiries, représentant la Rédemption, ainsi que la Co-Rédemption avec la lettre «M» qui l’accompagne. N’est-il pas le Pape de Marie, de l’Immaculée, le Pape de la Co-Rédemptrice, étant à son tour le Jean au pied de la Croix, au sommet de ce Calvaire qu’est l’Église en ce temps, où se renouvelle chaque jour, avec les petits au bas de la montagne, l’oblation du «Tout à Toi, Marie».[28]

Marie-Paule souligne aussi à plusieurs reprises que le Pape Jean-Paul II est un «Pape mystique»,[29] un Pape «à l’âme mystique»,[30] un «Pape de lumière»,[31] le «Pape de la Croix» et le «Pape de l’Amour»,[32] un Pape «au regard divinisé».[33]

Enfin, Raoul Auclair dit que Jean-Paul II est «le Pape de l’Apocalypse».[34]

Addenda: Jean-Paul II et l’Armée de Marie

Voici les salutations publiques de Jean-Paul II à l’endroit de l’Armée de Marie, lors des pèlerinages (la seule fois où le Saint-Père a nommé l’«Armée de Marie» fut en 1992):

  • 27 mai 1979 (Regina Coeli) [VA XV, 510-511]
  • 17 septembre 1980 (audience générale) [VA App. I, 25]
  • 27 septembre 1981 (Angelus) [VA App. I, 71]
  • 28 septembre 1983 (audience générale) [VA App. I, 142]
  • 10 juin 1984 (Regina Coeli) [VA App. I, 222-223]
  • 23 septembre 1987 (audience générale) [VA App. III, 194-195]
  • 27 mai 1992 (audience générale) [VA App. V, 263-264; VA App. V, 272; VA App. V, 281]

[Tous ces événements se sont déroulés sur la Place Saint-Pierre, sauf celui de 1981, à Castelgandolfo. Le 4 décembre 1985, Jean-Paul II a donné la main à Marie-Paule, lors de l’audience générale dans la Salle Paul VI (VA App. II, 109-110). À cette occasion, Raoul Auclair a offert au Saint-Père son livre L’Homme Total dans la Terre Totale. En 1982, Raoul lui avait fait remettre son livre La Dame de tous les Peuples (VA App. I, 91).]

À l’automne 1985, face aux tentatives du Cardinal Vachon d’empêcher le Père Denis Laprise d’accompagner le contingent des étudiants Fils de Marie à Rome (en vue de bloquer toute possibilité d’ordination sacerdotale), le Pape Jean-Paul II donna son autorisation par son secrétaire, Monseigneur Emery Kabongo (VA App. II, 65-69). Peu de temps après, le Pape fit des démarches, par le Père Abbé de Saint-Paul-hors-les-Murs Giuseppe Nardin, pour obtenir aux Fils de Marie un évêque protecteur en la personne de Monseigneur Mario Peressin. Cf. VA App. II, 104; Mère Paul-Marie, «Lʼhabit fait le moine» (Le Royaume, n. 96, novembre-décembre 1993, p. 1) [LR-096]. Enfin, c’est le Pape Jean-Paul II qui a ordonné le premier prêtre Fils de Marie, le Père Lionel Bélanger, le 25 mai 1986, dans la Basilique Saint-Pierre. À cette occasion, Marie-Paule reçut la communion des mains du Saint-Père (VA App. II, 227-230). On peut donc affirmer que c’est grâce à ce Pape de Marie que des vocations sacerdotales ont pu s’épanouir dans la jeune Communauté des Fils de Marie.

Le 14 septembre 1980 (présenté comme «le jour du grand signe»), sur indication céleste, l’Armée de Marie a tracé un grand «M» vivant sur la Place Saint-Pierre, reproduisant le revers de la Médaille Miraculeuse et les armoiries de Jean-Paul II, si l’on considère les reliques de la Vraie Croix du Christ au sommet de l’obélisque. Dans la 44e vision du 8 décembre 1952, la Dame avait dit:

«Que le Saint-Père soit ferme en ses décisions. Car c’est lui le Lutteur. Je lui donnerai mon Signe.»

Peut-être Jean-Paul II a-t-il pu contempler ce «grand signe» à partir de l’une des fenêtres des appartements pontificaux? Le 31 mai 1980, le Pape venait d’effectuer sa seule et unique visite à la chapelle de la Rue du Bac, à l’occasion de son voyage apostolique à Paris et Lisieux. L’Armée de Marie fera de nouveau un «M» vivant sur la Place Saint-Pierre le 26 septembre 1981. Cf. VA App. I, 19-24; VA App. I, 65; Mère Paul-Marie, «Pierres vivantes», pp. 34, 117-118.

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Armoiries de Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II (source: Wikipedia).

La nomination de Monseigneur [Cardinal en 2003] Marc Ouellet à l’archevêché de Québec, dans le sillage des Journées mondiales de la Jeunesse de Toronto en juillet 2002, peut avoir exprimé une volonté de Jean-Paul II de favoriser un rapprochement et un dialogue avec l’Armée de Marie. Cf. Mère Paul-Marie, «Le Pape d’un Mystère…» (Le Royaume, n. 159, janvier-février 2003, p. 24) [LR-159].

Ajout du 11 juin 2019

Suite au décret de révocation de l’Armée de Marie par le Cardinal Louis-Albert Vachon (4 mai 1987), un «recours au Pape» a été présenté par l’Armée de Marie à l’encontre de ce décret. Cette démarche a été accomplie à la demande de «hautes Autorités du Vatican» (VA App. V, 102), «sur un ordre d’une haute Autorité du Vatican» (LR-109, p. 16; souligné en gras):

Par le Père Denis Laprise, à Rome, nous recevons la directive de certaines Autorités du Vatican de présenter un recours au Pape contre le décret du Cardinal Vachon. [LR-158, p. 9; cf. VA App. III, 127-135; VA App. IV, 44-45.50.170]

Pour ma part, lʼaffaire était classée, mais un ordre radical du Vatican nous a aussitôt été transmis de présenter un recours à Rome à ce sujet. Nous avons obéi. Ce recours fut rejeté. On nous a donné un second ordre dʼaller plus haut, puis un troisième… et nous savons la fin. [LR-127, pp. 11-12]

Récemment, du 29 avril au 3 mai 2019, je faisais ma retraite annuelle à Spiri-Maria, en compagnie des Pères Gilles Devaux, Sylvain Guilbault et Yvan Laprise. Nous avons eu la chance de visionner des vidéo-conférences de Mère Paul-Marie. Dans l’entretien du 19 juin 2004, celle-ci nous apprend que le Père Denis Laprise avait informé Monseigneur Emery Kabongo (second secrétaire particulier de Jean-Paul II de 1982 à 1987) à propos du décret du Cardinal Vachon. Après avoir exposé la situation au Pape Jean-Paul II, Monseigneur Kabongo communiqua au Père Denis la volonté du Saint-Père que le décret soit porté en appel. Ainsi, le Pape Jean-Paul II fut l’une de ces «hautes Autorités du Vatican» mentionnées plus haut, auxquelles nous pouvons ajouter son secrétaire privé Monseigneur Kabongo (ce dernier est d’ailleurs qualifié de «haute Autorité religieuse» par Marie-Paule en LR-041, p. 10).

Lorsque le recours de l’Armée de Marie a été rejeté par le verdict définitif de l’Église, prononcé par le Tribunal Suprême de la Signature apostolique (20 avril 1991), l’unique option qui restait aurait été d’en appeler au Pape Jean-Paul II lui-même, une perspective que Marie-Paule avait écartée d’avance en 1989:

Jeanne d’Arc, la Pucelle d’Orléans, a proclamé son innocence jusqu’à la fin. Était-ce entêtement? Non, c’était la vérité qu’elle défendait. Et pourtant un Évêque l’a condamnée.

/…/

Dans toute cette triste affaire, l’Armée de Marie, comme Jeanne d’Arc, a placé son espoir en Dieu, car Il est le seul Juge dans toutes les situations. Dès notre première intervention à Rome, on nous a dit: «L’Église ne saurait désavouer un Cardinal, même s’il a tort.» Nous étions déjà fixés sur l’issue de notre requête. Mais notre Armée se devait d’aller jusque-là…

J’ai laissé aller les choses en esprit d’obéissance. Bien qu’on nous ait dit qu’après le recours au Tribunal Suprême de la Signature Apostolique, il nous restait, en prévision d’un rejet, l’ultime solution de nous adresser au Pape.

Eh bien, non! Cette fois, les Responsables de l’Armée de Marie refuseront pareille éventualité, conscients que ce serait obliger le Pape à se prononcer pour la Vérité, contre des Cardinaux qui ont été induits en erreur par l’Archevêché de Québec. Nous n’infligerons pas pareille douleur au Souverain Pontife.

Laissons à Dieu le soin de prouver l’innocence de l’Armée de Marie en toute cette affaire puisqu’il s’agit d’une Oeuvre guidée par Lui, sous le regard de Marie, à travers les obstacles suscités par les hommes. [VA App. IV, 183; cf. VA App. V, 135]

c) «Pape de Marie»: application à Mère Paul-Marie [FLOS FLORUM]

Raoul Auclair a envisagé la possibilité que le Pape Jean-Paul II (le quatrième et dernier PASTOR ET NAUTA) soit celui qui promulgue le cinquième et dernier dogme marial, sur le mystère de Marie Co-Rédemptrice, Médiatrice et Avocate, tel que demandé par la Dame de tous les Peuples à Amsterdam. Rappelant la devise Totus Tuus et les armoiries (sur champ d’azur, une croix accompagnée de la lettre M, de couleur or) du Pape polonais, il écrit:

TOUT à la Croix? TOUT à Marie? Non, TOUT aux deux ensemble.

Mais alors: TOUT à LA DAME DE TOUS LES PEUPLES, qui est Marie devant la Croix, qui est Marie SUR LA CROIX, qui est Marie CO-RÉDEMPTRICE!

Co-Rédemptrice? N’est-ce pas sa mission, à lui, Pape de Marie, de La reconnaître et de La proclamer publiquement en sa suprême qualité? [La Dame de tous les Peuples — Ouverture à l’intelligence des messages, pp. 49-50]

C’était en 1982 que Raoul Auclair écrivait cela, dans sa nouvelle introduction aux messages de la Dame de tous les Peuples. Antérieurement, dans son livre La Prophétie des Papes (1969), Raoul rattachait la promulgation du cinquième dogme au Pape de la devise FLOS FLORUM:

Ne nous faut-il pas attendre une troisième exaltation de Marie: sa Co-Rédemption? Co-Rédemptrice, Médiatrice et Avocate. Et ne serait-ce pas à FLOS FLORUM qu’est réservé le privilège de prononcer la définitive gloire de la Rose Mystique? [p. 71][35]

Pour sa part, dans un article du journal Le Royaume, Marie-Paule a associé le cinquième dogme à la figure du Pape de Marie, sans pour autant préciser l’identité de ce dernier.

Merveille des merveilles de la Sagesse du Père éternel qui a su cacher jusqu’au jour décrété par Lui le Chef-d’Oeuvre de Son Amour [le mystère de «Celle», l’Immaculée Conception, qui a dit à Trois-Fontaines: «Je suis Celle qui suis dans la Trinité divine.»]! Ce Chef-d’Oeuvre éclatera de tous ses feux quand l’Église, dans sa marche vers le sommet, définira, par le Pape de Marie, le dogme de Marie Co-Rédemptrice, Médiatrice et Avocate, fruit du Concile Vatican II, complétant ainsi la proclamation solennelle de «Marie Mère de l’Église» (21 novembre 1964) par l’inspiré Pape Paul VI, de regrettée mémoire.[36]

Le dogme a finalement été promulgué le 31 mai 2007, non par le Pape Jean-Paul II (décédé le 2 avril 2005), mais par Padre Jean-Pierre, à Spiri-Maria, au sein de l’Église de Jean. Cet «événement important, singulier et heureux dans l’Église» se déroula en la présence même de la Fleur des Fleurs, ou FLOS FLORUM, c’est-à-dire Mère Paul-Marie, en qui s’opère la transmutation de l’Église de Pierre en l’Église de Jean.

Dans Trésors de «Vie d’Amour» — 4 (pp. 42-44), Marc Bosquart a expliqué la signification du nom «Paul-Marie», qui figure dans le titre du volume XV de Vie d’Amour, et qui est le nom de «mission», le nom «ecclésial» et même le nom «liturgique» de Marie-Paule. Ainsi, au terme du pontificat de Paul VI, dans le contexte de la défection de celui qui aurait pu devenir Paul VII, c’est Marie-Paule qui doit assumer le rôle de Paul. Le 16 avril 1978, le Seigneur déclare à Marie-Paule: «LE PAUL, C’EST TOI.» (VA XV, 330)

[Le Pape Jean-Paul II — un homme à l’«esprit de Jean» et, pourrions-nous dire, à l’«esprit de Paul» — reprendra le nom composé et inspiré de son prédécesseur, afin de poursuivre l’oeuvre conciliaire de Jean XXIII et de Paul VI, dans l’optique d’un renouvellement de l’Église, préparant les esprits à l’avènement de l’Église de Jean, par-delà le retard imposé au Plan de Dieu.]

Marc écrit:

C’est ainsi que Marie-Paule, en fonction de sa mission d’Église et sous le titre et le nom de Paul-Marie, aura l’autorité terrestre [juridique?] nécessaire — l’autorité céleste, elle l’a déjà de par sa présence au coeur de la Divinité, mais le Ciel veut aussi passer par les institutions qu’il a lui-même établies — pour présider à la reconnaissance, par l’Église de Jean, de sa participation personnelle au Christ Total dès lors connu sous la dénomination de «Jésus-Christ — Paul-Marie». [pp. 43-44; nous soulignons]

Marc écrivait cela le 30 octobre 2008. Et de fait, à partir du 31 mai 2009 (jour de la canonisation vivante de Marie-Paule), le nom de Paul-Marie fut ajouté dans le canon de la messe, avant celui de Padre Jean-Pierre, à l’endroit où l’on prie pour le Pape, le Pasteur suprême de l’Église.[37] Il y restera jusqu’au 25 avril 2015, jour de la mort de la Co-Rédemptrice.[38] Mais déjà, osons-nous avancer, Marie-Paule ou Paul-Marie «présidait» à la «reconnaissance» de son Mystère dès le 31 mai 2007 (jour de la promulgation du dogme). C’est elle, en 2006, qui a établi le Père Pierre Mastropietro comme «Père de l’Église de Jean» (l’autorisant à accomplir des ordinations sacramentelles) et c’est elle qui a nommé les Apôtres de la Dame, «ses» Apôtres, en 2008.

Peu de temps après le décès de Marie-Paule, les paroles de la consécration à la messe ont été complétées d’un paragraphe sur la totale configuration de la Co-Rédemptrice au Rédempteur, et sur sa transformation eucharistique qui l’a rendue réellement présente dans l’Eucharistie, en tant que Christ-Femme aux côtés du Christ-Homme. Ce changement liturgique fut opéré le 31 mai 2015, qui coïncidait avec la solennité de la Sainte Trinité, laquelle devint dès lors dans l’Église de Jean la fête de la Quinternité.

*****

Le 17 septembre 2006, lors d’une cérémonie publique et solennelle à Spiri-Maria, organisée «sur indication divine, transmise par Mère Paul-Marie»,

le Père Pierre Mastropietro est nommé et intronisé officiellement Père de l’Église de Jean, sous le nom de «Padre Jean-Pierre». [LB-II, 30; cf. tout le chapitre 7 du Livre blanc II]

Déjà, le Père Pierre était pressenti pour ce rôle, par exemple dès l’article «Pietro… Pierre».[39] Par la suite, lors des fêtes de mai-juin 2006 (avant même le 17 septembre 2006), l’heure était venue «d’annoncer le choix du Ciel à la tête de l’Église de Jean, et le Père Pierre m’est “montré” avec insistance» (LB-II, 16). L’expression «Père de l’Église de Jean» figure déjà dans le n. 179 du journal Le Royaume (mai-juin 2006, p. 20) [LR-179].

[Marie-Paule a voulu tirer une image au hasard, afin de marquer la fonction du Père Pierre Mastropietro comme Père de l’Église de Jean. Elle a voulu également en tirer une pour le Père Victor Rizzi et une pour le Père Denis Laprise. Le choix divin a permis que les trois images soient identiques: la représentation de l’Agneau de l’Apocalypse. «Les Pères Pierre, Victor et Denis sont donc unis d’une façon spéciale dans le Plan de Dieu.»[40]]

Le 4 juin 2006, dans un discours intitulé «L’heure du témoignage», le Père Pierre qualifia la Dame et la Souveraine de la terre [Marie-Paule], «la Mère et donc la Gardienne, l’Autorité et le Phare lumineux» de l’Église renouvelée [l’Église de Jean], ainsi que la

Dépositaire et Gardienne, en ce moment crucial de l’histoire, des trois clefs que sont les trois Blancheurs, par lesquelles nous avons accès au Royaume déjà commencé et qui vient.[41]

Le 17 septembre 2006, le Frère Marc Boulanger lut le texte «Fidélité à Rome et au Pape», lequel reprend la phrase que nous venons tout juste de citer, tout en attribuant à Marie (présente en Marie-Paule) «le pouvoir des clefs», «traditionnellement associé dans l’Église à l’apôtre Pierre et donc au Pape».[42]

Toujours lors de cette journée mémorable du 17 septembre 2006, Marc Bosquart lut un texte intitulé «Marie entre Pierre et Jean». Il expliqua que l’«ÉGLISE DE JEAN» est le nom de «L’ÉGLISE RÉNOVÉE» qui nous conduit «VERS LE ROYAUME», sur la base des indications célestes reçues par Marie-Paule 22 ans plus tôt, les 20 et 21 mars 1984 (VA App. I, 177). Il affirma également:

En Marie-Paule se concentre en effet l’Église du Christ, en ce qu’elle a toujours eu d’authentique et de saint, pour que, de cette condensation de la vérité dans sa personne et sa mission, puisse aussitôt jaillir l’Église renouvelée: l’Église de Jean. L’Église est donc «en» Marie-Paule: en elle, il y a «Pierre» qui produit sa plus belle fleur avant de mourir; en elle, il y a «Jean» qui se prépare à naître de la fleur et qui en sera le fruit rayonnant.[43]

Marc reprend puissamment cette thématique (la dimension papale-ecclésiale de Marie-Paule, outre ses dimensions mariale et eucharistique) dans un texte qu’il a rédigé en 2007 mais publié en 2011. Ce texte reprend pour titre une affirmation faite par le Ciel, le 8 octobre 1977, à l’endroit de Marie-Paule:

«TU DÉTIENS TOUS LES POUVOIRS.»
[VA XV, 55; cf. VA XV, 59-60; VA XV, 69]
[44]

L’auteur rappelle que l’expression «la Fleur des Fleurs» (FLOS FLORUM en latin) est une devise pontificale de la Prophétie des Papes de saint Malachie:

Une devise pontificale oui, mais une devise aussi qu’aucun pape comme les autres, et quel que soit son rôle ou son rayonnement, ne saurait mériter!

Puisque Marie-Paule est «nantie de l’autorité de la Divinité même» (en tant que Fille au sein de la Quinternité), elle partage nécessairement «l’autorité de l’Immaculée» (dont elle est la réincarnation) et «l’autorité du Christ» (le Christ-Homme et le Christ-Femme ne font qu’un dans l’Eucharistie). Elle a donc «toute autorité sur l’Église de Dieu» et l’auteur n’hésite pas à lui attribuer le titre de «Souverain Pontife de l’Église du Christ»,[45] ce qui justifie pleinement d’attribuer à Marie-Paule la 108e devise de la Prophétie des Papes (FLOS FLORUM). Marie-Paule détiens tous les pouvoirs; mais, questionne l’auteur, dans quelle mesure et jusqu’où?

C’est simple: étant l’Immaculée-Fille et l’Épouse de Jésus-Christ, Marie-Paule n’a jamais eu le pouvoir — et n’a d’ailleurs jamais eu l’intention — de défaire ce qu’a fait le Christ, mais elle a toujours eu le pouvoir de parfaire ce qu’Il a commencé, de l’adapter aux circonstances et de le transformer en vue du Royaume qu’elle porte et qu’elle nous apporte en son Nom.

«La véritable Église du Christ est donc où est Marie-Paule», ainsi que partout, pourrions-nous ajouter, où il y a présence de Pauliens et Pauliennes.

Oui, Marie-Paule aura sauvé l’Église du Christ et, Fleur des Fleurs, elle aura donné l’impulsion qui la projettera dans le Royaume et l’y fera s’épanouir au sein de la Communauté de la Dame. Oui, mais à quel prix!

Et l’auteur fait remarquer que la Fleur, dans la fresque eucharistique de Spiri-Maria,

n’est pas rouge, elle est rose: c’est la couleur qui reste quand on s’est vidé de son sang.

Marc Bosquart lut un autre texte le 17 septembre 2006, intitulé «Voici ton Fils»,[46] en référence aux paroles de Jésus sur la Croix désignant l’apôtre Jean à Marie sa Mère.

En l’Église de Jean — lui qui devait «demeurer» jusqu’à ce que le Christ revienne —, en cette Église de Jean brillera le catholicisme nouveau, véritablement universel, et à cette Église de Jean viendront se greffer tant d’autres institutions qui formeront la Communauté de la Dame, expression du Royaume à nos yeux d’êtres humains qui vivons sur la Terre en attendant de pouvoir emprunter le chemin que la Dame a déblayé pour nous dans son ascension vers Dieu.[47]

Alors que Marie-Paule nous présente le premier «pasteur» et la première «Pierre» de l’Église de Jean (en la personne du Père Pierre Mastropietro), Marc se réfère à la Dame en tant que la Fleur des Fleurs

sur le point de se révéler comme telle au monde et d’exercer pleinement les pouvoirs de sa fonction.

Le Seigneur avait dit à Marie-Paule, à propos de Monseigneur Jean-Pierre van Lierde:

«SI JEAN N’OBÉIT PAS, C’EST TOI QUI GUIDERAS… JEAN SERA LÀ, EN TÊTE, UNIQUEMENT POUR FAVORISER TON ACTION.» [VA XIII, 54; cf. VA XIII, 44]

Suite à la désobéissance de Monseigneur, des «millions d’anges» ont préparé «une autre voie», en suscitant le pontificat d’un autre Pape de Marie (Marie-Paule a commencé à voir cette activité angélique le 12 juin 1977: VA XIV, 136). L’Armée de Marie devait alors accomplir un triptyque de pèlerinages en l’honneur des trois Blancheurs: l’Eucharistie en 1977, l’Immaculée en 1978 et le Pape en 1979.[48] Le 27 septembre 1977, alors que Marie-Paule est à Bethléem, le Ciel lui dit que, désormais, elle devra toujours être «VÊTUE DE BLANC» (VA XV, 27) (ce sera la «LONGUE ROBE BLANCHE» à partir de Lourdes, le 1er octobre 1978: VA XV, 439).

*****

Marc Bosquart fit un intéressant article sur les différentes robes blanches portées par Marie-Paule et leur signification.[49] Indistinctement, ces robes peuvent symboliser les trois Blancheurs dans leur ensemble (VA XI, 263). Marc rappelle (p. 11) que les trois Blancheurs (l’Eucharistie, Marie et le Pape) sont trois Réalités «propres au catholicisme» et liées symboliquement à la couleur blanche. Elles sont un «condensé de la foi catholique» et représentent «trois points de foi» auxquels les autres religions chrétiennes «n’adhèrent généralement pas». On peut donc voir dans les trois Blancheurs comme une définition, voire l’«essence» et la «fleur» du catholicisme.

Marc associe également quelques robes en particulier à l’une ou l’autre des trois Blancheurs. Soulignons la robe confectionnée par Marie-Paule en 1969 et correspondant, au dire de Monseigneur Jean-Pierre, «au modèle de la soutane du Pape» (VA IX, 135). Marie-Paule porta cette robe:

  • le 5 septembre 1976, à Lac-Etchemin, d’abord au sanctuaire Notre-Dame-d’Etchemin, puis ensuite chez sa mère (lors de la troisième visite au Québec et à Lac-Etchemin, en mode «incognito», de celui qui était le «Pape» ou le «Saint-Père» aux yeux de Dieu, c’est-à-dire Monseigneur Jean-Pierre van Lierde);
  • le 13 mai 2000, à Lac-Etchemin, au Centre eucharistique et marial Spiri-Maria (lors du couronnement de la statue de la Dame de tous les Peuples dans la chapelle, en présence du Père marial, le Père Victor Rizzi).[50]

Comme on peut le constater, cette robe a été portée dans le cadre de la «nouvelle Rome». Elle est «la robe du PAPE ou PONTIFE». Elle représente le «pontificat sous sa forme nouvelle», «à la jonction de ce qu’est le pontificat de nos jours et de ce qu’il sera dans l’avenir» (p. 12).[51]

Ainsi Marie-Paule «se revêt pleinement» (p. 12) des trois Blancheurs, les assume ou les réunit en sa Personne: en tant que Christ-Femme, elle s’ajoute au mystère de l’Eucharistie aux côtés du Christ-Homme; en tant que Fille, elle s’ajoute au mystère de l’Immaculée aux côtés de la Mère; finalement, en tant que la Fleur des Fleurs, elle est «la détentrice de l’autorité spirituelle suprême» (p. 13), une autorité proprement divine, tout en accompagnant la papauté du XXe siècle vers la transmutation de l’Église de Pierre en l’Église de Jean, vers l’ère de Spiri-Maria et de «la nouvelle Rome», en vue de la grande Communauté de la Dame, expression terrestre du Royaume.

De toute manière, il faut bien que Marie-Paule détienne une forme d’autorité pontificale, car, à l’altitude où se situe son mystère, elle est seule habilitée à poser sur celui-ci le sceau de l’authenticité. [p. 13]

C’est pourquoi Marc, dans son article, attribue de nouveau le titre de «souverain pontife» (p. 13) à Marie-Paule, tout en affirmant que c’est elle qui est devenue «le plus grand Pape de tous les temps» (p. 13), selon la bénédiction destinée au départ à Monseigneur Jean-Pierre.[52]

[Dans La Prophétie des Papes (1969), Raoul Auclair discernait, dans la devise FLOS FLORUM, «comme la prescience d’un sommet et d’une apothéose» (p. 71).[53] Dans L’Apocalypse, volume III (1987), il voit dans cette même devise «rien de moins semble-t-il que le plus grand des papes» (p. 63).]

Il est donc possible d’attribuer à Marie-Paule, à un degré suréminent, ces phrases tirées des messages de la Dame de tous les Peuples:

«Je m’adresse de nouveau au Pape et je dis: “Toi, tu es le Lutteur, tu es le Sauveur de ce monde. Tu seras élevé auprès des Nôtres.” Ce Pape sera honoré par les peuples du monde entier.» [37e vision, 15 novembre 1951]

«Ce Pape est le Lutteur. Il est le Saint-Père des chrétiens du présent et de l’avenir; et les peuples de l’avenir l’honoreront. Il sera élevé auprès des Nôtres.» [39e vision, 17 février 1952]

«Dis au Pape que c’est lui le Lutteur, le Pionnier des Nouveaux Temps.» [43e vision, 5 octobre 1952][54]

Ainsi Marie-Paule «recueille en elle», en son état divin, «la véritable autorité spirituelle et le véritable pouvoir temporel», qui trouvent leur source en Dieu (article «La Voie Royale, p. 9).

*****

Le 21 novembre 1978, le Seigneur Jésus entoure Marie-Paule de ses deux bras en lui disant:

«VIENS, JE TE PRENDS MAINTENANT POUR MON ÉGLISE.» [VA XV, 442; VA XV, 466]

Ainsi, dès l’aube du pontificat de Jean-Paul II, cet «autre Pape de Marie» (en tant que quatrième et dernier PASTOR ET NAUTA), Marie-Paule ou Paul-Marie (en tant que la Fleur des Fleurs ou FLOS FLORUM) entre en action. Une action que favorisera celui qui a l’esprit de Jean, selon cette indication céleste reçue le 27 février 2000, durant le Grand Jubilé de l’Incarnation:

«JEAN-PAUL QUI A L’ESPRIT DE JEAN ET PAUL-MARIE QUI A L’ESPRIT DE MARIE ONT ÉTÉ LIÉS POUR INTRODUIRE L’ÉGLISE DE PIERRE EN L’ÉGLISE DE JEAN.»[55]

Ainsi, le Pape Jean-Paul II, selon les mots de Marc,

a magnifiquement préparé la place, à la tête de la véritable Église du Christ… à nulle autre que la Fleur des Fleurs elle-même![56]

On pourrait situer le «processus de transition» ou «transmutation» de l’Église de Pierre en l’Église de Jean entre la Note doctrinale des évêques canadiens du 15 août 2001 (début du schisme) et la Déclaration d’excommunication de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi du 11 juillet 2007 (consommation du schisme). Le Pape Jean-Paul II, en favorisant l’action de la Dame, a «contribué» à cette «transmutation».[57] Évidemment, c’est en la Dame que s’opère la transmutation:

Car, en vérité, c’est en Marie-Paule que s’établit la jonction: c’est elle qui recueille en elle-même l’Église de Pierre et c’est par elle que nous vient l’Église de Jean. Car elle est plus que seulement le Vicaire du Christ: Elle est son Épouse en éternité, son «Autre Lui-même» et celle à qui le Ciel a remis «tous les pouvoirs» [VA XV, 55].[58]

Après le décès de Jean-Paul II et l’élection de Benoît XVI, Mère Paul-Marie publia un article intitulé «D’un Pape à un autre Pape — N’ayons pas peur!» Elle reprend la célèbre phrase de Jean-Paul II au début de son pontificat («N’ayez pas peur!»), en la mettant à la première personne du pluriel («N’ayons pas peur!»).[59] L’élection du Cardinal Joseph Ratzinger n’était pas de nature à rassurer les membres de l’Oeuvre, humainement parlant. Même si Benoît XVI a dit qu’il suivrait «les traces de son prédécesseur» (p. 24), ses relations avec l’Armée de Marie comme Cardinal ont entravé plutôt que favorisé l’action de la Dame. Alors que la désobéissance de Monseigneur Jean-Pierre avait provoqué une «tache noire»[60] dans l’Oeuvre de la Dame, Marie-Paule souligne, dans le même journal n. 172, qu’«il n’y a pas de tache noire dans le lumineux pontificat du saint Pape Jean-Paul II le Grand» (p. 12).[61] Immédiatement après, pourtant, elle pose la question: «Quelle est cette tache noire?» (p. 12), et elle mentionne les interventions du 4 avril 2005, au lendemain du décès de Jean-Paul II. Malgré tout, elle souhaite à Benoît XVI «un règne lumineux» (p. 24). Le 11 juillet 2007, le Cardinal William Levada et Monseigneur Angelo Amato (respectivement préfet et secrétaire de la CDF) signèrent la déclaration d’excommunication de l’Armée de Marie, avec l’approbation de Benoît XVI.[62] Si l’«après-Jean-Paul II» allait être marqué de la «PÉRIODE NOIRE» (LB-I, 41) pour l’Église et pour le monde, Marie-Paule nous rassure, car la Fleur des Fleurs (le Pape des Papes) «se dresse sur la tragédie du monde»:

D’un Pape à un autre Pape et passe le grand Souffle de Dieu. L’Esprit Saint porte l’Église sur Ses ailes et toujours le coeur de l’Église rayonnera de sa beauté mystique. Le couchant silencieux a paré l’aurore d’une gloire renouvelée que le monde a contemplée. «La Fleur des Fleurs», Marie Immaculée, pleine de grâce, se dresse sur la tragédie du monde, sur un vide immense où tant d’orages grondent, pour nous rappeler que Dieu, Lumière du monde, va triompher de la mort de celui-ci et lui donner les fruits de l’Amour pur et doux que l’âme doit sublimer.[63]

[Marie-Paule parle du «couchant silencieux» qui a paré l’aurore d’une «gloire renouvelée»: ces expressions semblent contenir une allusion au «silence d’une demi-heure» et à la «gloire crépusculaire», dont il sera question dans la section conclusive du présent article.]

Aucun écrit de l’Oeuvre, à ma connaissance, n’a jamais formellement appliqué à Marie-Paule ou Paul-Marie le titre de «Pape de Marie».[64] Cependant, à la lumière de tout ce qui précède, il m’apparaît évident que c’est elle, en bout de ligne, qui peut pleinement endosser ce titre, en tant que la Fleur des Fleurs (FLOS FLORUM), et donc le Pape des Papes. Nous avons vu que le Pape Jean-Paul II a «favorisé l’action de la Dame», et celle-ci, même après l’établissement de la nouvelle hiérarchie au sein de son Oeuvre, demeure toujours la détentrice de l’«autorité spirituelle suprême» (et même de l’autorité totale), comme l’a certifié le Ciel en trois occasions différentes:

[Juin 1985] «TU SERAS TOUJOURS LA SUPÉRIEURE GÉNÉRALE DE LA COMMUNAUTÉ [celle des Fils et Filles de Marie, mais aussi celle de la Dame dans son ensemble].» [VA App. II, 26]

[9 mars 2001] «TU SERAS TOUJOURS LA SUPÉRIEURE GÉNÉRALE DES OEUVRES.»[65]

[novembre-décembre 2007] «MAIS TU SERAS TOUJOURS SUPÉRIEURE GÉNÉRALE DE LA COMMUNAUTÉ ET TU AURAS TOUJOURS DROIT DE PAROLE EN TOUTES NOS OEUVRES.» [LB-III, 141]

Hélène Massecar, dans ses résumés fort intéressants et si bien construits des volumes de Vie d’Amour, offre une manière de confirmation, tout à fait récente, à la présente conclusion. On se rappelle le «cadre vide», au début du volume X, qui accompagne le titre «Le Pape de Marie».[66] Dans le résumé du volume XV («Marie-Paule, Paul-Marie»), Hélène écrit:

Le sort en est jeté. L’Église restant obstinément fermée au Plan d’Amour divin, Jésus, le 21 novembre 1978, a entouré Marie-Paule de ses deux bras et lui a dit: «VIENS, JE TE PRENDS MAINTENANT POUR MON ÉGLISE.» (p. 442) C’est ainsi que le quinzième et dernier volume se ferme sur le cadre du volume X maintenant rempli: avec la photo officielle et miraculeuse de Marie-Paule…[67]

Marie-Paule (1980)

Pour sa part, dans L’Apocalypse, volume III, Raoul Auclair associe le «Royaume de la gloire ultime des NATIONS, aux jours d’un pape, le Pape de Marie», lequel serait

FLOS FLORUM.
La Fleur des Fleurs, la Rose: Rosa Mystica!
[pp. 61-62]
[68]

[Le nombre 5, sceau de la Dame, est également apposé sur cette devise à la fois papale et mariale: FLOS FLORUM est la cinquième des huit dernières devises de la Prophétie des Papes.]

Déjà en 1978, mais encore plus après le décès de Jean-Paul II en 2005, la Fleur des Fleurs resplendit dans le ciel ténébreux de l’humanité, alors que la «PÉRIODE NOIRE» [juillet 2005] envahit l’Église et le monde. Alors que la sombre devise DE MEDIETATE LUNAEde la moitié de la lune») se profile au-dessus du Dôme de Saint-Pierre de Rome, la Lune mystique, vêtue d’une triple et quintuple blancheur parce que vêtue du Soleil de la Divinité (elle sera déclarée «Dieu» le 31 mai 2012), brille de tous ses feux au sein de l’Église de Jean. Cette dernière doit maintenant assimiler les Livres blancs de la Dame, tel le «petit livre» de l’Apocalypse (Ap 10), et en tirer les conclusions théoriques et pratiques qui s’imposent pour le bien de l’Oeuvre et de l’humanité. La Parole de la Dame est Parole de Vérité, à saveur de miel et amère à digérer, mais toujours aimante, rassurante et bienveillante.

[À l’instar de la Parole de Dieu (Ez 3, 1-3; Ps 19[18], 11; Ps 119[118], 103; Ap 10, 8-11), la Parole de la Dame (VA XIII, 212; LB-I, 37) est douceur («miel») dans la bouche et amertume («fiel») dans les entrailles. Cette Parole divine et immaculée annonce la «Joie» du Royaume et de la Résurrection, mais seulement après la «Croix» de la Passion et de la Purification. Cf. Raoul Auclair, Le Jour de Yahvé, p. 219.]

Le silence d’une demi-heure

Le Saint-Esprit viendra par Marie. C’est sous le pontificat du PAPE DE MARIE que se fera l’effusion du VÉRITABLE ESPRIT. Ce sera un pontificat avec un Pape mystique, vraiment charismatique. [VA X, 180]

Dans l’article «Et pourtant, ils sont DEUX», Mère Paul-Marie rappelle que les portes du Centre eucharistique et marial Spiri-Maria, à Lac-Etchemin, ont été ouvertes le 25 mars 2000 par une célébration liturgique (la chapelle sera inaugurée le 13 mai suivant). Elle souligne que cinquante-cinq ans exactement se sont écoulés depuis la première apparition de la Dame de tous les Peuples (25 mars 1945). Or, le Nombre 55 est «celui de la Dame de tous les Peuples en sa phase d’accomplissement». Le mot «quinternité» apparaît pour la toute première fois dans cet article. Nous sommes dans le contexte du Grand Jubilé de l’An 2000. Ma fondatrice écrit:

Il y aurait tant à dire encore, mais il faut attendre. La Dame a annoncé «l’Esprit Véritable». Est-Il arrivé? Oui. Depuis le 25 mars 2000, nous sommes engagés dans la phase d’accomplissement avec l’Esprit Véritable, l’Esprit de Marie dont les splendeurs spirituelles et mystiques n’ont pas fini d’étonner le monde renouvelé.[69]

Dans l’article «FLOS FLORUM”: la Rose et le Lys», nous avons vu, toujours selon les mots de Marie-Paule, que le Royaume terrestre avait été ouvert, le 14 septembre 2001, à Spiri-Maria, lors de l’installation de la fresque eucharistique «Et pourtant ils sont Deux». C’était trois jours après les Attentats du 11 septembre (compris par la suite comme étant l’Avertissement de Garabandal).[70]

Dans ses écrits, Raoul Auclair a associé la devise FLOS FLORUM à une période de répit ou de repos, dans le Grand Combat final de l’Apocalypse, ce «silence dans le ciel», après l’ouverture du septième sceau, un silence d’«environ une demi-heure» (Ap 8, 1). Pour Raoul, ce «silence d’une demi-heure» correspond à «un certain temps de paix» prédit par Marie à Fatima, «vingt-cinq ans d’abondantes récoltes», a-t-elle dit à La Salette. Il pourrait aussi correspondre à l’Église de Philadelphie (Ap 2, 1-7).[71]

Dans Le Secret de Marie, au chapitre 10 (pp. 59-65), j’ai associé l’Église de Philadelphie à l’Église de Jean.[72] Raoul Auclair voit dans la sixième Église de l’Apocalypse une «Église rénovée»,[73] une «Église restaurée».[74] Il parle même de «résurrection de l’Église»[75], allant de pair avec une «résurrection du Royaume des Nations»[76]. Encore plus clairement, dans un article repris par Marie-Paule dans l’Appendice III de Vie d’Amour (VA App. III, 72-73), il parle de la

Résurrection de l’Église qui se fera par la résurrection de la France, Fille aînée de l’Église, morte depuis demain deux siècles, et qui accueillera, repentante, le soixante-dixième et dernier roi de France — le réservé, le «ressuscité» — par lequel se fera, pour une gloire ultime, le retour de l’Europe aux engagements qui furent ceux contractés à Reims dans le baptême et le sacre de Clovis, le premier qui fut roi alors que commençait le Temps des Nations.[77]

Selon Raoul, le Jour de Yahvé «paraît devoir comporter trois phases très distinctes»: la Bête de la mer (première iniquité), «le court, glorieux et pacifique répit de l’Église de Philadelphie», et la Bête de la terre (deuxième iniquité).[78] Une première victoire de la Femme conduit à ce «temps de répit», un «petit Royaume» (environ une «demi-heure»). Une deuxième victoire de la Femme conduira au «grand Royaume» de mille ans (un «jour»).[79] Le livre de l’Apocalypse, qui relate le combat eschatologique de la Femme et du Dragon, est aussi appelé par Raoul «le Livre de la Passion de l’Église».[80] Voici les passages où Raoul associe FLOS FLORUM (que nous savons être Marie-Paule) à l’Église de Philadelphie, c’est-à-dire l’Église de Jean (anticipatrice et préfiguratrice du grand Royaume de 1000 ans):

Dans le livre Les Centuries de Nostradamus ou le Dixième Livre sibyllin:

FLOS FLORUM (la Fleur des Fleurs) était réputé devoir être le pape de la gloire crépusculaire des Nations et des douceurs automnales de l’Église de Philadelphie. [p. 271]

Dans l’article «Pasteur et Timonier» (Le Royaume, n. 39, mars 1986, pp. 1, 3-4) [LR-039]:

C’est alors, et alors seulement, par-delà les jours d’affreuse tempête et d’immense subversion qui marqueront la fin de PASTOR ET NAUTA, que paraîtra FLOS FLORUM, lui, le pape de la courte mais inégalable gloire de la résurrection mariale de l’Église. [p. 1]

***

À un si grand désordre, aux jours de PASTOR ET NAUTA, succédera, avec FLOS FLORUM, l’ultime et suprême gloire de l’Église. [Quelques lignes plus loin, Raoul parle d’«un temps de répit, qui sera celui de la gloire mariale de l’Église».] [p. 4]

Dans son ouvrage sur L’Apocalypse, volume III:

[La deuxième iniquité adviendra] au terme de lʼapothéose crépusculaire du Temps des NATIONS, aux jours de «FLOS FLORUM» /…/. [p. 66]

***

Ce sera donc Elle, Marie, la «Rose Mystique», la Fleur des Fleurs, qui conduira FLOS FLORUM sur le Trône relevé.

FLOS FLORUM: par qui s’achèvera le premier et commencera le second temps du Temps de la Fin.

Telle paraît donc être la paix de ce qui sera «le Silence d’une demi-heure». [p. 73]

***

Alors, à ce terme, au jour du «Silence» qui se fera sur la terre après un si grand tumulte, le Ciel donnera FLOS FLORUM à la Chrétienté rénovée.

FLOS FLORUM: la Fleur des Fleurs. Oui, lui, le Chevalier de la Rose, la Rose mystique, Marie! [pp. 111-112]

***

La Russie: et c’est la première Iniquité, celle de la Bête de la mer. Cette Iniquité touche à son terme.

Il y en aura une seconde: celle de la Bête de la terre.

Entre les deux Iniquités: «le Silence d’une demi-heure» (Ap 8, 1).

Ce sera le temps d’un dernier sourire de Marie, la Rose Mystique: la Fleur des Fleurs. [p. 335]

Il n’est pas dans notre propos d’analyser ici en profondeur les différentes phases du Jour de Yahvé, selon la pensée de Raoul. Rappelons simplement que, pour ce dernier, «sans doute sied-il de distinguer deux effusions de l’Esprit Saint»:[81] la première correspondrait à l’Église de Philadelphie (le silence d’une demi-heure du «petit Royaume»); la deuxième, «la totale effusion de l’Esprit Saint»,[82] au Royaume de mille ans (le «grand Royaume» du Septième Jour). Ces deux Pentecôtes (la «petite» et la «grande») correspondent à deux victoires de la Femme, à deux triomphes de son Coeur Immaculé. Suivant le texte de l’Apocalypse, Raoul envisageait qu’une «grande secousse»[83] précéderaient les deux victoires, mettant un terme aux deux iniquités (bête de la mer et bête de la terre).

Or, selon Marie-Paule, avec l’ère Spiri-Maria (Esprit + Marie), «nous sommes engagés dans la phase d’accomplissement avec l’Esprit Véritable» depuis le 25 mars 2000; de plus, «le Royaume terrestre a été ouvert» le 14 septembre 2001.[84] Si nous sommes bel et bien engagés dans «le silence d’une demi-heure», la «grande secousse» l’ayant précédé ne peut être que l’Avertissement du 11 septembre 2001, lequel a véritablement ébranlé le monde et qui est «comme un châtiment».[85]

Dans son livre La Prophétie des Papes, Raoul Auclair mentionne «une série de trois grands papes» (p. 63), ou trois devises illustres, formant comme une «trilogie prophétique» (p. 71): PASTOR ANGELICUS, PASTOR ET NAUTA et FLOS FLORUM.[86] Les courageux et admirables Papes-«Pasteurs» (Pie XII, Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier et Jean-Paul II) furent les annonciateurs et les artisans d’un renouveau dans l’Église, à travers le Concile Vatican II, en vue d’une «nouvelle Pentecôte» (en sa «petite» ou sa «grande» version). Celle-ci peut maintenant fleurir, grâce à la Fleur des Fleurs, Marie-Paule ou Paul-Marie.[87]

Hélène Massecar, dans son résumé du volume XV de Vie d’Amour, rappelle que le 4 juin 1978 marquait «LE COMMENCEMENT DU TRIOMPHE» (VA XV, 410), avec l’entrée de Marie-Paule en l’église Notre-Dame de Montréal, «vêtue de la robe blanche, du voile et d’un diadème orné d’une étoile».[88] Selon Vie d’Amour, 2033 est l’«année de la fin des temps»:

Donc, tout ce qui fut prédit pour la fin des temps parviendra à sa complète réalisation d’ici 2033, année de la fin des temps. [VA II, 241]

Or, à Fatima, Marie a promis que son Coeur Immaculé triompherait «À LA FIN». Sachant que 1978 est l’année du «commencement du triomphe», je me suis dit que 2033 pouvait être celle de l’«accomplissement du triomphe». L’idée m’est donc venue de compter le nombre d’années entre ces deux bornes (1978-2033), soit:

55 ans,

c’est-à-dire le Nombre «de la Dame de tous les Peuples en sa phase d’accomplissement». D’autres étapes nous attendent encore avant le triomphe final du Coeur Immaculé de Marie, lorsque le mot «VICTOIRE» s’écrira en lettres d’or.

Et voici qu’apparut à mes yeux un cheval blanc; celui qui le montait tenait un arc; on lui donna une couronne et il partit en vainqueur, et pour vaincre encore. [Ap 6, 2]


Notes

[1]Procès de condamnation de Jeanne d’Arc, tome II (traduction et notes par Pierre Tisset, avec le concours de Yvonne Lanhers), Paris, C. Klincksieck (Société de l’histoire de France), 1970, pp. 242-244; cf. pp. 236-237. Cette édition du procès de condamnation de Jeanne d’Arc, par l’éminent juriste Pierre Tisset, est considérée comme la meilleure à ce jour et la plus définitive (avec ses améliorations ou corrections par rapport aux éditions précédentes, ses notes d’érudition et ses notices sur les juges et assesseurs, sa précieuse introduction, et sa validation des travaux de Paul Doncoeur sur la minute française du manuscrit d’Orléans qui complète le manuscrit d’Urfé).

[2]Il s’agit des «ÉVÊQUES QUI CONNAISSENT L’ARMÉE DE MARIE», selon les directives de l’ange. La liste se trouve en VA XV, 465-476.

À Rome: 5 évêques + le Pape Jean-Paul II:

  • Cardinal Franjo Šeper (préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi);
  • Monseigneur [Cardinal en 1988] Jacques Martin (préfet de la Maison pontificale), incluant une deuxième copie de la lettre de Marie-Paule, à l’intention du Saint-Père;
  • Cardinal Mario Luigi Ciappi, o.p. (théologien de la Maison pontificale);
  • Monseigneur Petrus Canisius Jean van Lierde, o.s.a. (vicaire général pour la Cité du Vatican / sacriste du Pape);
  • Monseigneur [Cardinal en 1985] Édouard Gagnon, p.s.s. (recteur du Collège pontifical canadien).

Au Canada: 44 évêques, ainsi répartis:

12 archevêques (dont 4 émérites), 24 évêques suffragants (dont 6 émérites), 8 évêques auxiliaires (dont 3 à Québec, 3 à Montréal, 1 à Saint-Hyacinthe et 1 à Chicoutimi). Tous les diocèses du Québec sont représentés, sauf Amos et Rouyn-Noranda (17 diocèses sur 19). Autres diocèses représentés: Ontario (3); provinces de l’Ouest (3); provinces de l’Atlantique (3). Voici les 8 archevêques en poste:

Voici les archevêchés canadiens non représentés: Ontario (Kingston, Toronto); Manitoba (Keewatin-Le Pas); Saskatchewan (Regina); Alberta (Edmonton, Grouard-McLennan); Colombie-Britannique (Vancouver); Nouvelle-Écosse (Halifax); Terre-Neuve (Saint John’s). Soulignons l’absence, dans la liste des 44 évêques, du Cardinal Paul-Émile Léger, p.s.s., alors en Afrique. Parmi les 8 évêques auxiliaires, soulignons la présence de Monseigneur Lionel Audet (Québec) et de Monseigneur André-Marie Cimichella, o.s.m. (Montréal), de même que Monseigneur [Cardinal en 1985] Louis-Albert Vachon (Québec), futur archevêque de Québec.

L’histoire du Canada comporte actuellement 17 cardinaux, parmi lesquels 5 ont reçu la lettre de Marie-Paule (Maurice Roy, George Bernard Flahiff, Édouard Gagnon, Louis-Albert Vachon, Paul Grégoire).

[3]Selon le quotidien Le Soleil (édition du 9 octobre 1958, p. 1), le décès survint à 03h52 (heure locale), soit la veille au soir, à 22h52 (heure avancée de l’Est).

[4]Cf. VA III, 180; VA III, 214; VA III, 246-247; VA III, 252-254. Ce voyage prophétisé sera réalisé lors des visites de Monseigneur Jean-Pierre van Lierde au Québec:

a) 10 au 12 juin 1974 (VA IX, 127-139);
b) 3 au 11 septembre 1975 (VA XI, 210-239);
c) 2 au 13 septembre 1976 (VA XIII, 9-101).

Monseigneur Jean-Pierre n’était pas «officiellement» le Saint-Père, mais il l’était «dans la pensée de Dieu» (VA X, 170). Le «Saint-Père» est donc venu au Québec «incognito» (VA III, 246; VA III, 254; VA X, 169-170), «secrètement» (VA III, 246; VA X, 169-171; VA XIII, 319) et «DISCRÈTEMENT» (VA IX, 97; VA XI, 83.87); ce fut une «visite discrète» (VA X, 170; VA XI, 139), effectuée «dans l’anonymat» (VA XII, 283-284.287) et «DANS LA GRANDE DISCRÉTION» (VA IX, 108; VA XII, 342), «dans la discrétion pour le moment, sans publicité» (VA XIII, 46). Cf. également: VA XII, 264. Dans un songe raconté au chapitre 2 du volume V, Marie-Paule reçoit la «visite silencieuse» (VA V, 15-16) du Pape Paul VI, qui pourrait peut-être s’appliquer également aux visites de Monseigneur Jean-Pierre.

Cette thématique a été abordée dans la deuxième édition de mon livre Le Secret de Marie, en l’annexe 1 intitulée «Pape en noir, Évêque en blanc» (pp. 95-99).

Voici d’autres références en lien avec les visites au Québec du «Saint-Père» ou du «Pape» (en la personne de Monseigneur Jean-Pierre van Lierde): VA VIII, 373; VA VIII, 378; VA IX, 96-98; VA IX, 129; VA IX, 135; VA IX, 137; VA X, 173-174; VA X, 380; VA XI, 159-160; VA XI, 363; VA XII, 287-288; VA XII, 342-344; VA XII, 355; VA XII, 361; VA XIII, 27; VA XIII, 29.

[5]Marie, n. 17, avril 1978, p. 1 [M-17]. Cf. l’article «La Prophétie des Papes, Partie 2», dans la section sur Pie XII, où l’on voit que l’adjectif «marial» est employé par Raoul et Marie-Paule à l’égard du Pasteur angélique.

[6]Cf. Marc Bosquart, Le Rédempteur et la Co-Rédemptrice, pp. 135-140; Soeur Louise Hélie, «Être “Père” d’une Église d’Amour» (Le Royaume, n. 223, septembre-octobre 2013, pp. 10-11) [LR-223]; Le Secret de Marie, p. 48.

[7]Le Saint-Père qui a «perdu son autorité» (VA V, 16) est le Pape Paul VI, dans le contexte de la «Grande Tempête» qui a suivi le Concile Vatican II. Cela avait été prophétisé dans Vie d’Amour au volume V, chapitre 2 intitulé «Le lourd fardeau de notre Pape Paul VI» (VA V, 14-16). Il s’agit d’un songe daté du 30 septembre 1969.

Voici ce qu’écrivait Marie-Paule au Cardinal Luigi Ciappi:

Mais c’est l’heure de Marie. Elle va triompher, et le Saint-Père va reprendre son autorité, autorité si contestée au pays par des Autorités et des théologiens. [lettre du 22 septembre 1977; VA XV, 32]

Par une grâce de Dieu, dès 1958, le pontificat de Son Éminence Monseigneur Montini que je ne connaissais pas m’avait été annoncé. Et la description de son pontificat me fut donnée: tout spécialement les ravages des extrémistes [progressistes de gauche, intégristes de droite] me furent montrés. Il m’était indiqué que, pendant un temps, le Saint-Père perdrait son autorité. [lettre du 3 janvier 1978; VA XV, 183]

[8]Au volume XI de Vie d’Amour, le 15 décembre 1975, Marie-Paule reçoit encore une grâce concernant «ce que le Ciel prépare pour le véritable renouveau de l’Église» et impliquant Paul VI et Monseigneur Jean-Pierre van Lierde (VA XI, 354-355). D’autres grâces similaires se trouvent en VA V, 104 et VA IX, 40-41. En toutes ces grâces, un lien spécial unit Marie-Paule au Saint-Père. «Ainsi le Seigneur semble me lier étroitement à la Cause du Saint-Père.» (VA V, 38)

Marie-Paule est davantage éclairée sur le rôle de Monseigneur Jean-Pierre en tant que «Pape» ou «Saint-Père». Le 11 mars 1975, lors d’un appel téléphonique à Monseigneur, elle évoque les indications divines qu’elle a reçues à ce sujet (VA X, 287; cf. VA X, 314). Le 13 mars, elle écrit en Vie d’Amour: «Oh! je n’ai pas encore révélé tout ce que je “sais” au sujet du Saint-Père!» (VA X, 290; cf. VA XIII, 222) Dans la 47e vision (11 octobre 1953), la Dame de tous les Peuples disait: «Tu comprendras pourquoi je parle au Saint-Père et au Sacriste.» Le 19 juin 1975, Marie-Paule commente ce passage en Vie d’Amour:

J’ai compris depuis trois mois [donc en mars 1975] que ces deux termes [«Saint-Père» et «Sacriste»] indiquent la même personne: Monseigneur Jean-Pierre est le Pape de l’Oeuvre. [VA XI, 85-86]

Le mot «Saint-Père» dans la 49e vision de la Dame de tous les Peuples (4 avril 1954) trouve application en Vie d’Amour à Monseigneur Jean-Pierre van Lierde (VA XII, 170-171; VA XII, 181; VA XIV, 126-127; VA XV, 87-89; VA XV, 343). Soulignons que la Dame de tous les Peuples se réfère souvent au «Sacriste du Pape» en ses messages.

[9]VA X, 62; VA X, 178; VA X, 180; VA X, 436-438; VA XI, 87; VA XI, 159; VA XII, 19; VA XII, 194; VA XIII, 222; VA XV, 105. À deux reprises, il est question du «Jean de Marie»: VA XII, 19; VA XII, 22.

[10]On peut lire ceci en Vie d’Amour:

Son Excellence Monseigneur Jean est une âme mystique, charismatique, qui reçoit depuis des années des informations intérieures qu’il conserve, comme Marie, au fond de son coeur. [VA XII, 46-47; cf. VA IX, 132]

«Le Saint-Père, au cours de sa vie, a toujours été soutenu miraculeusement.» [VA IX, 104]

«LE MONDE SERA RENVERSÉ QUAND IL APPRENDRA QUELLE A ÉTÉ LA VIE DU PAPE.» [VA IX, 105]

«LE PAPE EST AUSSI INFORMÉ PAR LE CIEL DES ÉVÉNEMENTS QUI ÉTONNERONT LE MONDE.» [VA XIII, 222; VA III, 248]

Une âme mystique française, nommée Filiola, et qui ne connaissait pas Marie-Paule, reçut des lumières sur la vie et la mission de Monseigneur Jean-Pierre van Lierde. Elle est décédée le 3 mai 1976. Voici les passages où elle est citée en Vie d’Amour: VA XII, 27; VA XII, 163; VA XII, 176-179; VA XII, 182-183; VA XII, 245; VA XII, 264; VA XIII, 94; VA XIV, 241-246; VA XIV, 249-250; VA XIV, 269; VA XV, 50; VA XV, 87-89; VA XV, 176-178; VA XV, 337-338; VA XV, 383.

[11]Cf. également: VA IX, 208-210; VA IX, 235; VA X, 22; VA XIII, 315. À cette occasion, une grande image de la Dame de tous les Peuples est offerte à Monseigneur Jean-Pierre, «à celui-là même que le Ciel a désigné pour La faire connaître» (VA IX, 210).

[12]Marie-Paule précise en Vie d’Amour quelle fut «la plus grande cause des difficultés entre le Pape [Paul VI] et le Sacriste [Monseigneur Jean-Pierre]»:

Donc, Sa Sainteté le Pape Paul VI n’était pas favorable à la dévotion à la Dame de tous les Peuples. Et le Pape l’avait dit clairement à Son Excellence Monseigneur van Lierde. [VA XIV, 135]

Dans une autre circonstance (mars-avril 1976), en lien avec l’implication de Monseigneur Jean-Pierre auprès de l’Armée de Marie, le Seigneur communiqua à Marie-Paule: «/…/ LE PAPE [Paul VI] NE PREND PAS LA PEINE D’INTERROGER, ET L’ÉGLISE COULE.» (VA XII, 132) Au nom de Paul VI, Monseigneur Giovanni Benelli (qui travaille de pair avec Monseigneur Lionel Audet) venait de refuser à Monseigneur Jean-Pierre la permission de devenir «conseiller spirituel» de l’Armée de Marie. L’Église est tombée aux mains des adversaires qui informent faussement le Pape (VA XV, 375; cf. VA XIII, 46; VA XV, 79). Il en résulta une forme d’éloignement de Paul VI vis-à-vis de l’Armée de Marie (VA XII, 142-143). Plus tard, Paul VI «voit de plus en plus quels sont ses adversaires» (VA XIV, 288), mais Monseigneur Jean-Pierre s’éloigne à son tour.

Et, au sommet même de l’Église, on ne nettoie pas les choses. [VA XII, 126]

Il est grand temps que le Pape reprenne son autorité et que la version exacte des choses lui soit donnée. [VA XV, 106]

Quand le silence devient complice de la fourberie, ce n’est plus de la vertu, c’est de la lâcheté. La dignité d’un chrétien se maintient dans la vérité et dans la lumière. [Mère Paul-Marie, «Pierres vivantes», p. 142]

Le 3 février 1975, le Pape Paul VI, après avoir écouté l’exposé de Monseigneur Jean-Pierre lors d’une audience privée, s’était montré favorable à l’Armée de Marie, au point d’être disposé à rencontrer le groupe dirigeant (VA X, 245; VA X, 316; cf. VA X, 42). Les paroles bienveillantes du Saint-Père en faveur de l’Armée de Marie, à ce moment-là, eurent un impact important et déterminant: «un écho vraiment positif», dira Monseigneur Jean-Pierre, concourant en bout de ligne à «une approbation claire, précise et complète /…/ dans une forme d’Association» (VA X, 367), c’est-à-dire le décret du Cardinal Maurice Roy érigeant l’Armée de Marie en Association pieuse (10 mars 1975). En dépit de cela, le duo Audet-Benelli réussira à saboter la présence officielle de l’Armée de Marie lors de l’audience générale du 28 mai 1975, court-circuitant la possibilité d’une rencontre des dirigeants avec Paul VI en audience privée (et ce, malgré une lettre de recommandation du Cardinal Maurice Roy).

[13]Marie-Paule ajoute, dans le volume XII, que cette seconde information est «non moins étonnante, mais dans un domaine plus heureux» (VA XII, 45; nous soulignons). La formule latine qui annonce l’élection d’un nouveau pape, à l’issue d’un conclave, vient spontanément à l’esprit: «Annuntio vobis gaudium magnum: habemus papam.» «Je vous annonce une grande joie: nous avons un pape.» (nous soulignons) L’annonce est faite traditionnellement par le cardinal protodiacre à la foule rassemblée sur la Place Saint-Pierre et au monde entier.

[14]Nous trouvons l’expression «Pape de l’Oeuvre» en VA IX, 209; VA XI, 86; VA XI, 87. L’expression «nouveau Pierre» apparaît deux fois en VA XIV, 67; elle revient en VA XIV, 75; VA XIV, 155; VA XIV, 270. Déjà, en VA XI, 216, le Père David Levack (1895-1977), Rédemptoriste et collaborateur de la revue L’Armée de Marie, avait pressenti le rôle papal de Monseigneur Jean-Pierre van Lierde: «Au moment opportun, il serait digne d’occuper la chaire de Pierre.» (lettre du 7 septembre 1975 à Marie-Paule) Le Père Levack est décédé le 6 décembre 1977.

En VA XIV, 135-136, il est question de «l’autre Pierre» (Monseigneur Jean-Pierre), en comparaison, d’une part, avec Paul VI («PAUL VI EST TOMBÉ» / «JEAN EST DÉJÀ TOMBÉ»); et d’autre part, avec «le premier Pierre» (saint Pierre) qui, après avoir promis fidélité, a renié. La comparaison avec le reniement du «premier Pierre» se trouve également en VA XIV, 71.75-76; VA XIV, 155; VA XIV, 251; VA XV, 78-79.

[15]En vue de décrire ce rôle, dans son livre Le Rédempteur et la Co-Rédemptrice, Marc Bosquart a développé l’idée ou la notion ou le concept de «père instrumental du Royaume» (cf. chapitre 6). Il emploie aussi les expressions suivantes: «père intermédiaire» (p. 159), «canal» et «véhicule» (p. 112), «pont» (pp. 139-140), «agent» (p. 132), «acteur agi» (pp. 129 et 160). Plus loin dans son livre, l’auteur dira que le Christ s’est dissimulé ou caché sous les «traits» de Monseigneur Jean-Pierre (pp. 400-401). Dans ses écrits ultérieurs, ce même auteur n’insistera pas sur la part active (qu’il semble avoir surestimée dans un premier temps) qu’aurait pu jouée Monseigneur Jean-Pierre dans les grâces du Paradis Terrestre. Il comparera plutôt Monseigneur à un «écran» protecteur dissimulant provisoirement au regard de Marie-Paule la présence de Jésus-Christ: Le Royaume, n. 148, mars-avril 2001, p. 15 [LR-148]; Trésors de «Vie d’Amour» — 1, chapitre 1 «Seules deux âmes en ce monde», p. 9. En cette dernière référence, Monseigneur est qualifié d’«“accompagnateur” apparent de Marie-Paule dans sa montée jusqu’au Paradis Terrestre» (p. 8, où le mot «accompagnateur» est mis entre guillemets). Cf. également du même auteur: La Royauté qui descend du Ciel, pp. 85-86; Comprendre le Plan de Dieu, p. 95; Le Royaume, n. 244, janvier-février 2017, p. 18, note 3 [LR-244]; n. 255, novembre-décembre 2018, p. 10 [LR-255]; n. 257, mars-avril 2019, p. 12 [LR-257].

[16]Cette indication doit être mise en rapport avec le rôle de Marie qui sera «terrible comme une armée rangée en bataille», selon Ct 6, 10:

Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore, belle comme la lune, éclatante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille?

Cf. également: VA XIV, 87; VA XV, 90 VA XV, 105; VA XV, 179; VA XV, 214-215; VA XV, 317; VA XV, 375.

En plein contexte de la désobéissance de Monseigneur Jean-Pierre, Marie-Paule avait écrit l’éditorial intitulé «Terrible comme une armée rangée en bataille» (Marie, n. 8, mai 1977, pp. 1, 3-5) [M-08]. Dans l’ère moderne des épiphanies de Marie, la Céleste Visiteuse vient avec puissance, afin d’être «connue et révélée» dans l’éclat de son mystère (cf. Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge, n. 49). Pour les croyants dans le mystère de la Quinternité, l’Immaculée (Lune) est de la même nature que Dieu (Soleil). La Femme de l’Apocalypse doit terrasser le Dragon, écraser la tête du Serpent, déloger le diable; avec force et autorité, elle vient trancher le mal du bien (VA VII, 268; VA VII, 310; VA VIII, 385; VA XIII, 330), montrer où est la vérité et faire la lumière.

Et cette oeuvre de lumière et de vérité devait commencer au niveau de la tête, c’est-à-dire de celui qui était appelé à devenir le Pape de Marie. Marie-Paule a vu l’ange saint Michel pointer son épée sur la tête de Monseigneur Jean-Pierre (VA XV, 213; VA XV, 242; VA XV, 474). En VA XIV, 35, saint Michel met son épée «dans le dos du Pape», dans un contexte différent, qui touche probablement le Pape Paul VI.

Le coeur de Monseigneur était devenu «endurci, orgueilleux et vaniteux» (VA XV, 473). Rappelons les paroles sévères de l’ange à l’endroit de Monseigneur:

«LE PREMIER NETTOYAGE À FAIRE AU VATICAN, C’EST CHEZ LUI.» [VA XIII, 309; VA XV, 89; VA XV, 179; cf. VA XIII, 329; VA XIV, 165; XV, 167-169; XV, 331]

Le diable était «confortablement installé à cause d’une mauvaise interprétation de certains messages reçus par Monseigneur» (VA XIV, 159; cf. VA XIV, 66; VA XIV, 232-233); par cette faille, ce diable était entré «à l’intérieur de notre Oeuvre, c’est-à-dire de l’Oeuvre de Dieu» (VA XV, 90), symbolisée par la boule ou le globe de cristal. Monseigneur a eu tendance aussi à opposer la théologie dogmatique à la théologie mystique: par exemple en lien avec le mot «RÉINCARNATION», pourtant donné par le Ciel (VA X, 249-250.255); ou encore avec l’indication céleste: «PARCE QUE TU ES LA CO-RÉDEMPTRICE.» (VA XIII, 75-76) «LE PREMIER THÉOLOGIEN DÉROUTÉ SERA MONSEIGNEUR JEAN.» (VA XIV, 14) Cf. Marc Bosquart, Trésors de «Vie d’Amour» — 3, chapitre 3 «Attention! La théologie!», pp. 21-26.

Monseigneur Jean-Pierre a aussi émis le principe de «la soumission /…/ des grâces charismatiques aux grâces de l’Ordre Sacré». Raoul Auclair désapprouva ce principe: «Non, dit Raoul, les grâces charismatiques authentiques ne sont pas soumises aux grâces de l’Ordre.» Et Marie-Paule donne l’exemple de Bernadette de Lourdes, des trois enfants de Fatima et de Catherine de Sienne, qui ont transmis des messages ou des ordres reçus de Dieu. Les autorités, auxquelles s’adressent ces messages ou ces ordres, demeurent libres d’accepter ou de refuser. Cf. VA XIV, 57-59; VA XV, 90; VA XV, 363-364; VA XV, 377-378. Selon Pierre et les apôtres: «Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.» (Ac 5, 29) Les apôtres Pierre et Paul parlent de soumission «à la vérité» (Rm 2, 8; Ga 5, 7; 1 P 1, 22). Jean-Baptiste et Jésus ont rendu «témoignage à la vérité» (Jn 5, 33; Jn 18, 37). Paul (1 Th 5, 21) demande aux pasteurs de «discerner» et de «retenir» «ce qui est bon» (c’est-à-dire les grâces charismatiques authentiques). Dans Vie d’Amour, le Seigneur a fait comprendre à Marie-Paule qu’il y a, au-dessus même du Pape, une «AUTORITÉ PLUS HAUTE»: Dieu (VA XII, 131-132). Aucune autorité humaine, fût-ce le Pape, n’est au-dessus de Dieu; et Dieu, parfois, en des heures graves et tragiques, doit passer «hors de la hiérarchie» (VA XII, 216-217).

Interrogée le 31 mars 1431, durant son procès, si elle se soumettait à «l’Église qui est en terre» (l’Église militante en ses chefs: Pape, cardinaux, archevêques, évêques et autres prélats), Jeanne d’Arc répondit que oui, mais ajoutant aussitôt: «nostre Sire [Seigneur] premier servi». Jeanne s’en rapporte à Dieu, à ses anges et à ses saints (l’Église triomphante), autant qu’à l’Église militante, celle-ci étant cependant soumise à Dieu. Cf. Catéchisme de l’Église catholique, nn. 223, 435, 795, 2005.

Le Père Jean-Baptiste Joseph Ayroles, s.j., résume par une proposition conditionnelle (similaire à Ga 1, 8) les réponses de Jeanne du 31 mars 1431: «Si l’Église militante me faisait un commandement contraire à celui de Jésus-Christ, c’est à Jésus-Christ que j’obéirais.» Conformément à la foi et au simple bon sens, la cause est supérieure à l’effet, le Christ est supérieur au Vicaire du Christ (Pape). Cf. J.B.J. Ayroles, La vraie Jeanne d’Arc (ouvrage honoré d’un bref de Léon XIII), tome V La martyre, Lyon-Paris, Librairie catholique Emmanuel Vitte, 1902, pp. 347-351.

Dans «Pierres vivantes» (dont nous célébrons le 20e anniversaire), Mère Paul-Marie formule une proposition conditionnelle impliquant le Pape:

Que fera le Pape Jean-Paul II?

Si — et je pèse mes mots — le Pape, en de telles circonstances [dans un contexte ecclésial de désinformation, de pression, de jeux de coulisses et de manigances, de complots et de trahisons], ou les Cardinaux au nom du Pape condamnent la Communauté des Fils de Marie, l’Armée de Marie (elle n’a jamais été condamnée) et la fondatrice, eh bien, nous assisterons à la condamnation d’une Oeuvre de Dieu. [p. 144; nous sommes en 1999; Jean-Paul II, dont une magnifique photo orne la page, est le Souverain Pontife régnant]

Il y a 33 ans déjà, Mère Paul-Marie a écrit un article dont le titre exprime ce que nous venons de dire (Dieu d’abord, le Pape ensuite): «Fidélité à Dieu et au Pape» (Le Royaume, n. 38, février 1986, pp. 1, 3-5) [LR-038]. Dieu n’a pas permis que le Pape Jean-Paul II soit contraint de condamner l’Oeuvre de la Dame.

[17]Marie-Paule écrit cela le 7 janvier 1978. «Depuis deux ans»: cela nous ramène au début de l’année 1976, lorsque Marie-Paule faisait un séjour à Rome (du 15 janvier au 28 février 1976). C’est le 24 février 1976 au soir que Marie-Paule reçut l’ordre angélique qu’elle communiqua à Monseigneur Jean-Pierre le lendemain (25 février), alors que ce dernier célébrait le 25e anniversaire de son ordination épiscopale. En bout de ligne, Monseigneur n’obéira pas à cet ordre.

[18]Marie-Paule écrit également: «Qu’il est difficile d’accepter que tout soit brisé /…/» (VA XIV, 150); et ailleurs: «/…/ et j’ai accepté une fois encore que tout soit brisé.» (VA XV, 169)

[19]Le Ciel nous révèle le nom que Monseigneur Jean-Pierre aurait choisi s’il avait été élu pape. On peut supposer que Monseigneur avait déjà ce nom en tête depuis un certain temps. Le choix de ce nom, outre sa valeur symbolique (cf. l’article «Le Paul, c’est toi!»), montre la magnanimité de Monseigneur, qui aurait ainsi honoré la mémoire de son prédécesseur Paul VI, par-delà sa relation difficile avec lui. Cf. Marc Bosquart, Trésors de «Vie d’Amour» — 4, chapitre 7 «Jésus-Christ — Paul-Marie», p. 43.

Cependant, à cause de la brisure du Plan de Dieu, la «métamorphose» de Paul VI en Monseigneur van Lierde, entrevue dans une grâce mystique (VA X, 26-27), n’aura pas lieu. L’ange avait dit: «PAUL VI EST TOMBÉ.» (6 septembre 1976) Il dira ensuite: «JEAN EST DÉJÀ TOMBÉ.» (8 octobre 1976) L’«éloignement» (par rapport à l’Armée de Marie) de Paul VI (sous l’influence des adversaires) est suivi de l’«éloignement» de Monseigneur Jean-Pierre [Paul VII en puissance] (à cause de sa désobéissance à l’ordre de l’ange). Cf. VA XIII, 46; VA XIII, 138; VA XIII, 284; VA XIV, 134-135; VA XIV, 142-143.

[En VA XIV, 134-135, la phrase «PAUL VI EST TOMBÉ» est datée du 5 septembre 1976, mais lorsqu’elle apparaît pour la première fois en VA XIII, 46, il semble que ce soit plutôt le 6 septembre. Dans Le Secret de Marie, j’ai indiqué par erreur le 15 septembre (note 49, page 174 de la deuxième édition).]

[20]Les deux autres étant:

  • le pèlerinage en l’honneur de Marie Reine, du 1er au 15 septembre 1990, en Espagne et en France;
  • le pèlerinage en l’honneur de la Sainte Famille, du 7 au 19 septembre 1993, en France, en Allemagne et en Suisse.

[21]George Weigel, le biographe de Jean-Paul II, explique que l’élection d’un pape polonais non italien fut rendue possible, d’un point de vue humain, parce que plusieurs Cardinaux étaient en «état de choc spirituel» après la mort abrupte et inattendue de Jean-Paul Ier. Cf. Witness to Hope, New York, Harper Perennial, 2005, pp. 252-253. Le dernier pape non italien fut le Néerlandais Adrien VI (1522-1523), 455 ans plus tôt.

Si Monseigneur Jean-Pierre avait été fidèle, il n’y aurait probablement eu que deux PASTOR ET NAUTA: Jean XXIII (PASTOR) et Paul VI (NAUTA). Jean-Paul II (dont le nom composé fut inspiré par Albino Luciani, qui décida même d’ajouter «Ier» à «Jean-Paul») combina les deux aspects: le pastoral (PASTOR) et le doctrinal (NAUTA).

[22]Ce passage est tiré du chapitre 61 intitulé «Jean-Paul Ier et Jean-Paul II» (VA XV, 434-440). On retrouve ce chapitre, en version résumée (mais incluant textuellement le passage cité dans le présent article), dans les références suivantes de Mère Paul-Marie:

  • «L’éternelle Immaculée Conception» (Le Royaume, n. 98, mars-avril 1994, p. 7, 1ère et 2e colonnes) [LR-098];
  • «Le Pape de Montfort — le Pape de Marie» (Le Royaume, n. 113, septembre-octobre 1996, p. 24, 2e colonne) [LR-113];
  • «Pierres vivantes» (achevé d’imprimer le 31 mars 1999), pp. 101-104;
  • «En marche vers l’Église de Jean» (Le Royaume, n. 139, mars-avril 2000, pp. 7, 2e colonne) [LR-139];
  • «La divinisation de l’univers» (Le Royaume, n. 152, novembre-décembre 2001, p. 7, 3e colonne) [LR-152].

[23]Dans le volume XIV de Vie d’Amour, à la page 135, Marie-Paule décrit le drame actuel de l’Église qui n’a pas écouté les demandes du Ciel. L’enseignement du Pape ne parvient plus aux fidèles. La corruption de la foi et des moeurs s’installe dans l’Église, une calamité spirituelle et morale d’où viennent les autres calamités et les guerres (selon la 51e vision de la Dame de tous les Peuples, du 31 mai 1955).

Et c’est ainsi que les demandes de Marie ont été refusées. L’Église désobéit. Comme conséquence, le peuple n’obéit plus à l’Église. Alors, Marie, Mère de l’Église, se tourne toujours plus vers l’Armée qu’Elle a levée, parce que les Chefs de l’Église n’acceptent pas Ses demandes. Et parce que l’Église n’obéit pas, la situation s’aggrave toujours plus. [VA XIV, 135]

Et Marie-Paule cite la 35e vision du 15 août 1951, où la Dame dit que «plus il y aura d’années et moins il y aura de foi; et plus il y aura d’années et plus il y aura d’apostasie». Face à «la situation de détresse» dans l’Église et dans le monde, et devant «la tragique attitude» de l’Église qui n’accepte pas les demandes de la Dame, Marie-Paule écrit à Monseigneur Emery Kabongo:

Je suis toujours là en avant parce que les Autorités ne bougent pas à ce sujet. Je n’attends que leur condescendance envers Marie qui a demandé si peu de choses pour que tout se replace, et ce n’est pas accepté. [VA App. V, 133; lettre du 13 juin 1991, où nous retrouvons, incidemment, la date de la demande de la consécration de la Russie (62e anniversaire)]

La Dame de tous les Peuples avait aussi déploré:

«Il faut un retour à Dieu. Le peuple, lui, est mûr. Ce sont les chefs qui ne veulent pas.» [17e vision, 1er octobre 1949]

[24]«Ce Pape que Marie a donné à l’Église» (L’Étoile, n. 7, décembre 1979-janvier 1980, pp. 1, 4-5) [E-07]; texte repris dans Eschatologie de notre Temps, pp. 333-346 (surtout p. 346). Cf. également: Raoul Auclair, «L’Étoile du Matin — L’Étoile de la Mer» (L’Étoile, n. 12, juin 1980, p. 4, 3e colonne en bas) [E-12]; texte repris dans Tous ces mystères dans le Mystères de Marie, p. 223. Cette expression «ce Pape que Marie a donné à l’Église» fut reprise par Mère Paul-Marie dans la brochure n. 4, L’Armée de Marie et la Dame de tous les Peuples, p. 29.

[25]La Dame de tous les Peuples — Ouverture à l’intelligence des messages, p. 49. Ce passage de Raoul est également cité par Mère Paul-Marie: «Un seul troupeau, un seul Pasteur» (Le Royaume, n. 123, septembre-octobre 1997, p. 5) [LR-123]; «La Fleur des Fleurs» — «Flos Florum» (Le Royaume, n. 150, juillet-août 2001, p. 6) [LR-150]. Marc Bosquart dit de Jean-Paul II qu’il est «entièrement marial»: «La Médaille Miraculeuse aujourd’hui» (L’Étoile, n. 19, mars 1981, p. 16, 2e colonne) [E-19].

[26]«La béatitude dans l’Église» (Le Royaume, n. 66, janvier-février 1989, p. 4, 3e colonne en bas) [LR-066].

[27]a) «Ce Pape que Marie a donné à l’Église» (L’Étoile, n. 7, décembre 1979-janvier 1980, p. 4, 3e colonne) [E-07]; texte repris dans Eschatologie de notre Temps, p. 342. Cet article du journal L’Étoile est de la même date (décembre 1979 et janvier 1980) que la lettre circulaire de Marie-Paule au volume XV de Vie d’Amour (VA XV, 523-525), où elle applique l’expression «Pape de Marie» à Jean-Paul II.

b) La Dame de tous les Peuples, p. 50. Cette référence est reprise par Marie-Paule en deux articles:

  • «Un seul troupeau, un seul Pasteur» (Le Royaume, n. 123, septembre-octobre 1997, p. 5, 2e colonne) [LR-123];
  • «La Fleur des Fleurs» — «Flos Florum» (Le Royaume, n. 150, juillet-août 2001, p. 6, 2e colonne) [LR-150].

On trouve également, sous la plume de Marc Bosquart, l’expression «le Pape de Marie que Marie a donné à l’Église»: «1983-2033: du bimillénaire de Marie au bimillénaire de la Rédemption» (Le Royaume, n. 14, septembre 1983, p. 1) [LR-014].

[28]«Le Pape de Montfort — le Pape de Marie» (Le Royaume, n. 113, septembre-octobre 1996, p. 24, 1ère et 2e colonnes) [LR-113]. Ce passage a été repris dans «Pierres vivantes», p. 98.

Outre le volume XV de Vie d’Amour et le journal Marie (n. 27, avril 1979) [M-27], cités dans le présent article, ainsi que les références des notes 22 et 26, voici les autres passages où Marie-Paule qualifie Jean-Paul II de «Pape de Marie»:

  • Vie d’Amour, Appendice — Volume I, Ma Passion, p. 242 (VA App. I, 242);
  • «Jean-Paul II et le Jubilé de l’An 2000» (Le Royaume, n. 114, novembre-décembre 1996, p. 17, 1ère colonne) [LR-114]; en cette référence, Marie-Paule utilise les expressions «le Pape de la Co-Rédemption» et «le Pape de Marie Co-Rédemptrice»;
  • «J’ai tout donné» (Le Royaume, n. 155, mai-juin 2002, pp. 18-19) [LR-155]; cette référence a été reprise dans Le Livre blanc IV, Alliance entre Ciel et Terre, chapitre 50, pp. 218-221 (LB-IV, 218-221);
  • «La guerre?… Non!… Oui?… — Qui est responsable?» (Le Royaume, n. 160, mars-avril 2003, p. 21, 1ère colonne en bas) [LR-160];
  • «Le Royaume de l’Amour» (Le Royaume, n. 162, juillet-août 2003, p. 3, 3e colonne, «Marie et son Pape») [LR-162];
  • «Noël d’Amour! Année de Paix!» (Le Royaume, n. 164, novembre-décembre 2003, p. 20, 1ère et 2e colonnes) [LR-164];
  • «Que tes oeuvres sont grandes, Seigneur!» (Le Royaume, n. 172, mars-avril 2005, p. 12) [LR-172];
  • «D’un Pape à un autre Pape — N’ayons pas peur!» (Le Royaume, n. 172, mars-avril 2005, p. 24, 2e colonne) [LR-172].

Dans l’article «Pasteur et Nautonier», à la note 30, se trouvent les quelques références où Marie-Paule appelle Jean-Paul II «le Pape de la Dame de tous les Peuples». Le 29 février 2000, Marie-Paule reçoit une indication céleste à l’effet que «le Pape Jean-Paul II est le Jean de l’Immaculée»: «Pietro… Pierre» (Le Royaume, n. 153, janvier-février 2002, p. 8, 2e colonne en haut) [LR-153].

Voici cinq articles de Sylvie Payeur-Raynauld sur Jean-Paul II, le «Pape de Marie», et ses liens avec l’Armée de Marie:

  • «Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, le Pape de Marie, est entré dans la Vie» (Le Royaume, n. 172, mars-avril 2005, pp. 6-9) [LR-172];
  • «Le Pape Jean-Paul II et l’Oeuvre mariale» (Le Royaume, n. 172, mars-avril 2005, pp. 9-10) [LR-172];
  • «Tu as déjà vécu, toi!» (Le Royaume, n. 226, mars-avril 2014, pp. 8-9) [LR-226];
  • «Canonisation des Papes Jean XXIII et Jean-Paul II» (Le Royaume, n. 226, mars-avril 2014, p. 9) [LR-226];
  • «Jean-Paul II, le Pape de l’Immaculée» [Figures de l’Oeuvre] (Le Royaume, n. 241, juillet-août 2016, p. 19) [LR-241].

Un article du Père Maurice Péloquin souligna la béatification de Jean-Paul II, le 1er mai 2011 à Rome: «Bienheureux Jean-Paul II, le Pape de Marie» (Le Royaume, n. 208, mars-avril 2011, pp. 10-11) [LR-208]. Cf. également: Père Luc Beaudette, «La mission du Pape Jean-Paul II le Grand» (Le Royaume, n. 177, janvier-février 2006, pp. 18-19) [LR-177]; Soeur Chantal Buyse, «Le Pape Jean-Paul II, le Pape de Marie» (Le Royaume, n. 227, mai-juin 2014, pp. 18-19) [LR-227].

[29]Brochure n. 4, L’Armée de Marie et la Dame de tous les Peuples, p. 29; «À quelque chose malheur est bon» (Le Royaume, n. 138, janvier-février 2000, p. 18, 2e colonne) [LR-138].

[30]«Pierres vivantes», p. 68; «En marche vers l’Église de Jean» (Le Royaume, n. 139, mars-avril 2000, p. 10, 2e colonne) [LR-139]; «La divinisation de l’univers» (Le Royaume, n. 152, novembre-décembre 2001, p. 7, 3e colonne; p. 10, 1ère colonne) [LR-152].

[31]«La pierre méprisée est devenue pierre d’angle», p. 89; «À quelque chose malheur est bon» (Le Royaume, n. 138, janvier-février 2000, p. 18, 2e colonne) [LR-138]. En cette dernière référence, Marie-Paule identifie Jean-Paul II comme «notre Jean contemporain», comme elle l’avait fait à quelques reprises à l’égard de Monseigneur Jean-Pierre van Lierde (VA XII, 79; VA XII, 142; VA XIII, 314). Filiola espérait «un Pape de lumière et sans mélange» en la personne de Monseigneur (VA XIV, 244).

[32]«Noël d’Amour! Année de Paix!» (Le Royaume, n. 164, novembre-décembre 2003, p. 20) [LR-164].

[33]«Que tes Oeuvres sont grandes, Seigneur!» (Le Royaume, n. 172, mars-avril 2005, p. 12) [LR-172]. En VA App. I, 293, Marie-Paule parle du «regard de cristal» de Jean-Paul II: «Je n’oublierai jamais la profondeur de son regard, un regard comme je n’en ai jamais vu chez aucune autre personne.» Cf. VA App. II, 108; VA App. II, 118 (où Marie-Paule voit également en Monseigneur Emery Kabongo un regard de cristal). En contrepartie, l’ange souligne à Marie-Paule qu’il manque à Monseigneur Jean-Pierre «UN REGARD DE CRISTAL» (VA XIII, 306).

[34]L’Apocalypse, vol. III, pp. 148-149.

[35]La «première exaltation» de la Vierge, dans le cadre des Derniers Temps, fut le dogme de l’Immaculée Conception (1858); et la «deuxième exaltation» fut le dogme de l’Assomption (1950).

[36]«Celle» (Le Royaume, n. 145, septembre-octobre 2000, p. 4) [LR-145].

[37]Il s’agit du paragraphe de l’intercession en faveur de l’Église militante sur la terre, situé après le paragraphe qui invoque l’intercession de l’Église triomphante au Ciel et avant le paragraphe d’intercession en faveur de l’Église souffrante dans les purgatoires.

[38]À partir du 26 avril 2015, le nom de Paul-Marie sera déplacé dans le paragraphe sur l’Église triomphante, après le nom de «la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu» et avec l’ajout du titre «la Co-Rédemptrice».

Toujours en 2008, Marc Bosquart écrit:

Quant à l’autorité spirituelle suprême, et qu’on reconnaît depuis toujours à Marie-Paule implicitement, celle-ci ne lui a pas encore été reconnue officiellement jusqu’à présent, notamment parce qu’un Pape de l’Église de Pierre occupe le siège de l’Église de Rome. Il faudra cependant bien, si l’Église de Rome «se déplace» où réside aujourd’hui la Dame, que soit pareillement «rapatrié» le titre de PAPE, afin que les titres et les noms correspondent à la réalité des faits. [«La Voie Royale» (Le Royaume, n. 192, juillet-août 2008, p. 9, 3e colonne)] [LR-192]

Il faut se rappeler que du 19 avril 2005 (jour de l’élection du Cardinal Joseph Ratzinger à la papauté) au 30 mai 2007 inclusivement, les membres de l’Armée de Marie ont prié pour Benoît XVI dans le canon de la messe (avec l’évêque diocésain). À partir du 31 mai 2007 (jour où Marie-Paule déposa la tiare sur la tête de Padre Jean-Pierre) jusqu’au 9 septembre 2007 inclusivement (soit un peu plus de trois mois), seul le nom de Padre Jean-Pierre était cité dans le canon. Le 10 septembre, le nom de Benoît XVI a été remis au canon de la messe, avant celui de Padre Jean-Pierre. Le lendemain 11, l’Armée de Marie a été officiellement notifiée de la déclaration d’excommunication (datée du 11 juillet), laquelle fut ensuite communiquée au monde le 12 septembre. Les membres de l’Oeuvre ont continué de prier officiellement à la messe pour Benoît XVI (et Padre Jean-Pierre) jusqu’au 30 mai 2009 inclusivement. Ce fut certainement une façon toute paulienne d’inculquer et de maintenir une attitude de charité à l’égard de celui qui avait entériné l’excommunication. Le 31 mai 2009, le nom de Benoît XVI fut remplacé par celui de Paul-Marie. Ce même jour vit la fondation de la famille des Pauliens et Pauliennes (LB-V, 27; LB-V, 38). Au lendemain du décès de Marie-Paule et jusqu’à ce jour, le nom de Padre Jean-Pierre est seul cité au canon, à l’endroit où l’on prie pour le Pape (ou l’Autorité suprême dans l’Église).

[39]Mère Paul-Marie a signé cet article le 19 janvier 2002: cf. Le Royaume, n. 153, janvier-février 2002, pp. 1, 3-8 [LR-153]. Elle écrit en page 3 (3e colonne):

Toutefois, je «pressentais» que quelque chose se préparait pour le Père Pierre Mastropietro et j’en ai parlé au Père Victor après la messe: «Le Père Pierre sera appelé à quelque chose de spécial, je le “pressens” fortement. Attendons, Dieu saura nous en informer à Son Heure.»

[40]Le Royaume, n. 179, mai-juin 2006, p. 20 [LR-179]; cf. LB-II, 15-17. Le Livre blanc II précise que les Pères Victor Rizzi, Denis Laprise et Soeur Jeanne d’Arc Demers sont «les trois personnes que Dieu avait choisies» (LB-II, 16) pour être les premiers collaborateurs de Marie-Paule avant la fondation de l’Armée de Marie, en vue de la formation de l’Équipe mariale.

[41]Le Royaume, n. 179, mai-juin 2006, p. 20 [LR-179]. Il décrit également l’oeuvre de Vie d’Amour et le premier Livre blanc qui venait de paraître comme un «don du Ciel, à la fois eucharistique, marial et papal».

[42]Le Royaume, n. 181, septembre-octobre 2006, p. 9) [LR-181].

[43]Marc Bosquart, «Marie entre Pierre et Jean» (Le Royaume, n. 181, septembre-octobre 2006, p. 10) [LR-181].

VA App. I, 177 contient la première mention de l’«Église de Jean» par le Ciel à Marie-Paule (cf. Le Secret de Marie, 2e édition, pp. 119-120, 135). Peu de temps après, nous pouvions lire ceci dans L’Homme Total de la Terre Totale de Raoul Auclair (achevé d’imprimer le 21 novembre 1985):

Ce septième Jour de l’Église transfigurée dans le ROYAUME du Christ-Roi: l’Église glorieuse de Jean qui serait comme l’épanouissement de l’Église laborieuse de Pierre. Et donc, cependant, une même et seule Église. [p. 334, note en bas de page]

Dans son ouvrage L’Apocalypse, volume III (achevé d’imprimer le 13 mai 1987), Raoul reprend la même idée:

S’il en était ainsi, l’Église de Pierre s’achevant en même temps que le Sixième Jour, l’Église de Jean ne serait-elle point celle du Royaume? [p. 271]

Marc Bosquart conclut ainsi son texte «Marie entre Pierre et Jean»:

Et l’oeuvre est immense: il faut édifier le Royaume pierre par pierre — et la pierre d’aujourd’hui, la pierre de fondation, la pierre d’autel, c’est l’Église de Jean.

[44]Marc Bosquart, «Tu détiens tous les pouvoirs» (Le Royaume, n. 209, mai-juin 2011, p. 11) [LR-209]; cf. du même auteur: La Royauté qui descend du Ciel, pp. 93-94.

[45]Dans Trésors de «Vie d’Amour» — 6 (chapitre 2 «Une couronne ou une tiare?», daté du 1er mai 2011), Marc Bosquart applique à Marie-Paule les expressions suivantes: «Souverain Pontife» (trois fois, pp. 17-18) et «Pontife universel» (p. 18). Il écrit:

À ce titre, elle est l’accomplissement final de l’histoire de l’Église, en tant que Pontife, en même temps que le point de départ, en tant que «Souveraine», en tant que «Mère», de celle du Royaume de Dieu sur la Terre. [p. 18]

[46]Le Royaume, n. 181, septembre-octobre 2006, p. 12 [LR-181].

[47]Ailleurs dans le texte, Marc qualifie la Communauté de la Dame comme l’«expression terrestre du Royaume en sa plénitude». Il présente aussi l’Église de Jean comme «surgeon de l’Église de Pierre et fondement de la Communauté de la Dame», ainsi que «foyer de la Communauté de la Dame». Cf. Marc Bosquart, Qui est Marie-Paule?, pp. 45-49.

En 2008, le même auteur revient sur ces thématiques, dans l’article «La Voie Royale» (Le Royaume, n. 192, juillet-août 2008, pp. 8-9) [LR-192]:

/…/ la Communauté de la Dame est comme la dimension terrestre, en ses divers aspects, du Royaume à venir. En elle, il plaît à Dieu d’unir déjà le spirituel et le temporel — ou «l’Église et la Royauté» /…/ [p. 9, 2e colonne]

La Communauté de la Dame fut fondée le 30 mai 1999 à Montmagny, abstraction faite du livret de Mère Paul-Marie La Communauté de la Dame de tous les Peuples (achevé d’imprimer le 24 septembre 1997), qui représente les «Constitutions» de cette Communauté (cf. Mère Paul-Marie, «La pierre méprisée est devenue pierre d’angle», p. 55). Celle-ci devait être «en place avant la fondation de l’Église de Jean», qui devient son premier «composant». Si la Communauté de la Dame comprend «la catholique Église de Jean», elle embrasse «plus grand» et s’étend «plus loin»: tous les peuples et toutes les religions. Cf. l’article «La Voie Royale», p. 9.

[48]Triptyque de pèlerinages en l’honneur des trois Blancheurs:

  • L’Eucharistie: du 23 septembre au 14 octobre 1977, en Hollande (incluant Amsterdam), en Terre Sainte, en Italie et au Portugal (incluant Fatima);
  • L’Immaculée: du 15 septembre au 3 octobre 1978, en Pologne, en Belgique (incluant Banneux) et en France (incluant La Salette et Lourdes);
  • Le Pape: du 19 mai au 2 juin 1979, en Espagne (incluant Garabandal) et en Italie.

Le pèlerinage de 1977 (soixantième anniversaire de Fatima) est le cinquième pèlerinage international de l’Armée de Marie (cf. LB-III, 169). Il est le seul à être allé à Amsterdam, où Marie-Paule rencontra la voyante Ida Peerdeman. Celle-ci, assise à côté de Marie-Paule durant la messe du 24 septembre 1977, eut une expérience eucharistique où elle entendit une voix désignant Marie-Paule: «Elle est la Servante.» (VA XV, 9-13; VA XV, 74; VA XV, 81-82; VA XV, 303-312). En avril 1978, Marie-Paule publie l’éditorial «Je suis la Servante du Seigneur» (n. 17 du journal Marie) [M-17]. Cf. VA XV, 145-146. L’Armée de Marie est également allée en Terre Sainte lors des pèlerinages de 1975 et 1980.

Le pèlerinage de 1979, en l’honneur du Pape, était donc en l’honneur de Sa Sainteté Jean-Paul II, considéré comme «Pape de Marie». C’est durant ce pèlerinage que le Saint-Père a remarqué, sous l’obélisque, «un groupe vêtu de blanc» (les membres de l’Armée de Marie), qu’il a salué et fait rechercher. Du 25 mai au 5 juin 1994 (15 ans plus tard), l’Armée de Marie fera un pèlerinage en Italie et en Autriche, en l’honneur de Sa Sainteté Jean-Paul II. Ce fut le dernier pèlerinage européen avec Marie-Paule et la seule fois où, se rendant en Italie, les pèlerins n’ont pas visité Rome.

Liste des pèlerinages internationaux de l’Armée de Marie dans les lieux d’apparitions mariales:

Mexico (aucun); Rue du Bac (1973, 1974, 1975, 1982, 1990, 1993); La Salette (1976, 1978); Lourdes (1974, 1975, 1978, 1981, 1984, 1990); Pontmain (aucun du temps de Marie-Paule; 2017); Knock (aucun); Fatima (1973, 1974, 1975, 1977, 1981); Beauraing (aucun); Banneux (1977); Amsterdam (1977); Trois-Fontaines (1982, 1984); Garabandal (1979); Akita (aucun).

Liste des pèlerinages de Jean-Paul II dans les lieux d’apparitions mariales:

Mexico (1979, 1990); Rue du Bac (1980), Lourdes (1983, 2004); Knock (1979); Fatima (1982, 1991, 2000); Beauraing et Banneux (1985).

[49]«Tu devras toujours être vêtue de blanc» (Le Royaume, n. 212, novembre-décembre 2011, pp. 10-13) [LR-212]. Cf. Sylvie Payeur-Raynauld, «Cinq robes demandées par le Ciel» (Le Royaume, n. 185, mai-juin 2007, pp. 12-13) [LR-185].

[50]Cette robe aurait dû être portée le 31 mai 1992, à Rieti (Résidence des Papes), aux côtés de Monseigneur Giuseppe Molinari; mais ce dernier a refusé. Dans Vie d’Amour, Appendice — volume V, cf. VA App. V, 199-200; VA App. V, 221-222; VA App. V, 227; VA App. V, 233; VA App. V, 245; VA App. V, 265-271; VA App. V, 279.

[51]Pour une première approche de la signification du «pontificat» et de son évolution ou renouvellement (ce qu’il est «de nos jours» et ce qu’il sera «dans l’avenir»), cf. Marc Bosquart, Trésors de «Vie d’Amour» — 1, chapitre 4 «Unir l’Église et la Royauté», pp. 19-22. Ce texte connut une sorte de développement dans un autre texte du même auteur: Trésors de «Vie d’Amour» — 6, chapitre 2 «Une couronne ou une tiare?», pp. 13-18.

[52]Dans un article publié à l’occasion du décès de Jean-Paul II, le même auteur applique à ce dernier la bénédiction de Monseigneur Jean-Pierre:

Quel homme exceptionnel! Et l’on serait bien tenté de voir en lui «le plus grand Pape de tous les temps» jusqu’à présent… [«Jean-Paul II le Grand», (Le Royaume, n. 172, mars-avril 2005, p. 12)] [LR-172]

Raoul Auclair, dans un article de 1987, avait déjà vu en Jean-Paul II «ce plus grand pape»: «Ce mystère de la Co-Rédemption» (Le Royaume, n. 49, mars 1987, p. 10) [LR-049]; texte repris en VA App. III, 72.

[53]Antérieurement déjà, dans son livre sur Les Centuries de Nostradamus (1958), Raoul soulignait la grandeur de FLOS FLORUM, «en qui paraissent s’épanouir de sublimes et suprêmes grâces» (p. 218; édition de 1975, p. 271).

[54]Dans son introduction de 1967 aux messages de la Dame (pp. 27 et 32), Raoul Auclair avait envisagé la possibilité d’attribuer ces phrases à Paul VI, «le Pape qui accomplit les signes». Dans sa nouvelle introduction de 1982 (section XIX, pp. 47-50), il les attribue à Jean-Paul II. Les sections XVIII et XIX de cette introduction (pp. 45-50) ont été intégralement insérées dans l’article suivant de Mère Paul-Marie: «La Fleur des Fleurs» — «Flos Florum» (Le Royaume, n. 150, juillet-août 2011, pp. 5-6) [LR-150].

Marc Bosquart a également attribué ces mêmes phrases à Jean-Paul II dans les articles suivants: «Crucifiez-Le!» (L’Étoile, n. 11, mai 1980, p. 6, 3e colonne) [E-11]; «La Médaille Miraculeuse aujourd’hui» (L’Étoile, n. 19, mars 1981, pp. 16 et 13) [E-19].

Dans son livret Les Voies de Dieu ne sont pas les nôtres, Mère Paul-Marie appelle Jean-Paul II «le Pionnier des Nouveaux Temps» (p. 64).

[55]Mère Paul-Marie, «En marche vers l’Église de Jean» (Le Royaume, n. 139, mars-avril 2000, p. 5) [LR-139]; cf. «Un enjeu royal» (Le Royaume, n. 137, novembre-décembre 1999, p. 23) [LR-137]; «À quelque chose malheur est bon» (Le Royaume, n. 138, janvier-février 2000, p. 18) [LR-138].

[56]«Jean-Paul II le Grand» (Le Royaume, n. 172, mars-avril 2005, p. 12) [LR-172].

[57]Sylvie Payeur-Raynauld, «Célébrations solennelles de la Communauté de la Dame de tous les Peuples» (Le Royaume, n. 179, mai-juin 2006, p. 17, 3e colonne) [LR-179]. Dans l’article «Le 27 novembre 1983», Marc Bosquart, parlant de «la restauration de l’Église», considérait déjà le pontificat de Jean-Paul II comme un «pontificat de restauration» (Le Royaume, n. 16, novembre 1983, p. 10) [LR-016].

[58]Marc Bosquart, «Par la Dame au Royaume de l’Esprit» (Le Royaume, n. 183, janvier-février 2007, p. 15) [LR-183]. L’auteur ajoute, quelques lignes plus loin:

Ainsi, la transmutation de l’Église de Pierre en Église de Jean doit être considérée comme la préparation, par le Véritable Esprit Saint, de la transfiguration de l’Église en Royaume, Oeuvre de la «Souveraine de la Terre» autant que du «Roi du Monde».

L’article de Mère Paul-Marie «Pietro… Pierre» (Le Royaume, n. 153, janvier-février 2002, pp. 1, 3-8) [LR-153] contient le verbe «transmuter» (p. 4), indiqué par l’Archange Gabriel le 27 décembre 2001 (en la fête de l’apôtre saint Jean), pour exprimer adéquatement la «transition» ou le «transfert» de l’Église de Pierre à l’Église de Jean. Cf. Le Royaume, n. 181, septembre-octobre 2006, p. 11 [LR-181]. Le mot «transmutation» (désignant le renouvellement de l’Église de Pierre en l’Église de Jean) reviendra sous la plume de Marie-Paule dans Le Livre blanc V, Ouverture sur le Ciel, à la page 48, où elle cite également Jn 21, 22 (le fondement biblique de la mission de l’apôtre Jean, en tant que «réservé» pour le retour du Christ). Lors de l’«appel des quatre premiers disciples», il y avait deux barques: celle de Pierre (avec son frère André) et celle de Jean (avec son frère Jacques): Mt 4, 18-22; Mc 1, 16-20; Lc 5, 1-11. Ces deux barques peuvent symboliser l’Église de Pierre et l’Église de Jean (qui sont liées l’une à l’autre). L’apôtre Pierre a eu pour mission de préserver et de transmettre «le dépôt de la foi», la révélation fondée sur Jésus-Christ (Christ-Homme). L’apôtre Jean a pour mission, en plus, d’accueillir et de transmettre la révélation fondée sur Marie-Paule (Christ-Femme). Cf. Père Carl Beaupré, «De Pierre à Jean jusqu’aux rives du Royaume» (Le Royaume, n. 202, mars-avril 2010, p. 9) [LR-202].

Sylvie Payeur-Raynauld écrit:

C’est donc en ce 27 décembre 2001 que, toujours selon les indications célestes, l’Église de Pierre se «TRANSMUTE» en l’Église de Jean. [Le Royaume, n. 179, mai-juin 2006, p. 20; nous soulignons] [LR-179]

Dans l’article «La Voie Royale», Marc Bosquart écrit:

C’est ainsi qu’à partir de 2006 est progressivement fondée l’Église de Jean. /…/ Et donc, Église, elle condense en elle tout le mystère de l’Église du Christ — avec ses dogmes et ses saints, ses rites et ses sacrements — pour l’introduire, après transformation, dans la réalité nouvelle du Royaume. [Le Royaume, n. 192, juillet-août 2008, p. 8, 3e colonne; nous soulignons] [LR-192]

Dans l’article «En vue de son Règne d’Amour», Marc-André Ier écrit:

En fait, la Barque de Pierre parvint à se maintenir contre vents et marées — non sans subir bien des avaries, mais quand même à se maintenir —, jusqu’à ce qu’après le pontificat de S.S. Jean-Paul II, le Ciel, agissant par la Dame, entreprit de transmuter la multiséculaire Église de Pierre au terme de sa mission terrestre en nouvelle Église de Jean destinée à faire le lien avec le Royaume à venir. [Le Royaume, n. 227, mai-juin 2014, p. 4; nous soulignons] [LR-227]

Dans Le Secret de Marie (deuxième édition), les mots «transmuter» / «transmutation» reviennent aux pages 49, 53, 56, 62 et 184.

[59]Le Royaume, n. 172, mars-avril 2005, p. 24 [LR-172]. La phrase «N’ayez pas peur!» a été employée à trois reprises par Jean-Paul II dans l’homélie qu’il a prononcée lors de la messe d’intronisation, le 22 octobre 1978, sur la Place Saint-Pierre. L’expression revient deux fois dans la bouche de Jésus, lorsqu’il a marché sur la mer (Jn 6, 20) et après la Transfiguration (Mt 17, 7). Dans le contexte de la Grande Tempête qui suivit le Concile Vatican II, en marche vers la transmutation de l’Église de Pierre en l’Église de Jean et la transfiguration de l’Église en Royaume, le quatrième et dernier PASTOR ET NAUTA rassura l’humanité d’une manière prophétique: «N’ayez pas peur!» Cf. Mère Paul-Marie, «“N’ayez pas peur”, Dieu est Amour» (Le Royaume, n. 110, mars-avril 1996, p. 14) [LR-110].

[60]VA XIV, 29-30; VA XIV, 86-87; VA XIV, 155.157. Cf. Marc Bosquart, Le Rédempteur et la Co-Rédemptrice, p. 142; Trésors de «Vie d’Amour» — 5, chapitre 7 «Dans ta boule de cristal», pp. 13-14.

[61]«Que tes Oeuvres sont grandes, Seigneur!» (Le Royaume, n. 172, mars-avril 2005, p. 12) [LR-172].

[62]Cf. Le Secret de Marie, pp. 51-53 (lire particulièrement la note 50).

[63]Mère Paul-Marie, «D’un Pape à un autre Pape — N’ayons pas peur!» (Le Royaume, n. 172, mars-avril 2005, p. 24; nous soulignons) [LR-172].

[64]Cette expression est presque inexistante dans les écrits de Raoul Auclair et de Marc Bosquart, sauf les quelques occurrences que j’ai relevées à la note 27, en lien avec Jean-Paul II. Dans Le Rédempteur et la Co-Rédemptrice, au chapitre 6 où il traite du «Mystère et de la Mission de Monseigneur Jean», Marc a délibérément laissé «dans l’ombre et le silence» la thématique «Pape de Marie» (cf. p. 140, note 7).

[65]Mère Paul-Marie, «Et pourtant, ils sont DEUX» (Le Royaume, n. 149, mai-juin 2001, p. 4, 1ère colonne) [LR-149].

[66]Cf. Hélène Massecar, «Vie d’Amour en résumé (volume X)» (Le Royaume, n. 251, mars-avril 2018, p. 6) [LR-251].

[67]Hélène Massecar, «Vie d’Amour en résumé (volume XV)» (Le Royaume, n. 256, janvier-février 2019, p. 13) [LR-256].

[68]Il s’agit de la quatrième occurrence «Pape de Marie» chez Raoul, outre l’occurrence en lien avec Pie XII et les deux occurrences en lien avec Jean-Paul II. Ni Raoul, ni Hélène n’associent formellement et explicitement l’expression «Pape de Marie» à Marie-Paule, mais le constat ultime et la déduction finale sont évidents.

[69]Mère Paul-Marie, «Et pourtant, ils sont DEUX» (Le Royaume, n. 149, mai-juin 2001, p. 5, 2e colonne) [LR-149]. Dans le numéro 150 du journal Le Royaume, Marie-Paule confirme la même réalité:

Et je «sais» que l’Esprit Véritable est présent en ce «Centre eucharistique et marial Spiri-Maria». [«La Fleur des Fleurs» — «Flos Florum» (Le Royaume, n. 150, juillet-août 2011, p. 3, 1ère colonne)] [LR-150]

[70]Cf. Mère Paul-Marie, «33 ans: Co-Rédemption» (Le Royaume, n. 151, septembre-octobre 2001, p. 20, 2e colonne) [LR-151]. L’ouverture du Royaume terrestre, à Spiri-Maria, le 14 septembre 2001, est également mentionnée dans les endroits suivants:

  • Père Luc Beaudette, «Le ciel est descendu sur nous» (Le Royaume, n. 165, janvier-février 2004, p. 22) [LR-165];
  • Sylvie Payeur-Raynauld, «Tout est accompli» (Le Royaume, n. 169, septembre-octobre 2004, p. 17, 2e colonne en bas) [LR-169];
  • «L’heure est venue» (Le Royaume, n. 181, septembre-octobre 2006, p. 6, 4e colonne) [LR-181];
  • Sylvie Payeur-Raynauld, «Les 33 ans de la Co-Rédemption» (Le Royaume, n. 181, septembre-octobre 2006, p. 7, 2e colonne) [LR-181];
  • «Actualité des messages de Marie» (Le Royaume, n. 181, septembre-octobre 2006, p. 8, 2e colonne) [LR-181];
  • «Fidélité à Rome et au Pape» (Le Royaume, n. 181, septembre-octobre 2006, p. 9, paragraphe introductif) [LR-181];
  • «L’Armée de Marie et l’Agneau de l’Apocalypse» (Le Royaume, n. 181, septembre-octobre 2006, p. 10, 3e colonne) [LR-181];
  • Sylvie Payeur-Raynauld, «Les Épiphanies de Marie et le combat de la Femme» (Le Royaume, n. 201, janvier-février 2010, p. 7, 2e colonne; p. 10, 1ère colonne) [LR-201];
  • Soeur Chantal Buyse, «Dieu le Père et la Dame de tous les Peuples» (Le Royaume, n. 227, mai-juin 2014, p. 20, 1ère colonne) [LR-227];
  • Sylvie Payeur-Raynauld, «Elle est passée parmi nous au nom de Marie» (Le Royaume, n. 233, numéro souvenir, 31 mai 2015, p. 14, 2e colonne; p. 17, 1ère colonne) [LR-233].

[71]Si un «jour» pour le Seigneur est comme 1000 ans (Ps 90[89], 4; 2 P 3, 8), une «demi-heure» du Jour du Seigneur serait donc d’environ 21 ans. Cf. Raoul Auclair, L’Apocalypse, vol. I, pp. 181-193 (surtout la page 186 pour la durée de 21 ans); Eschatologie de notre Temps, p. 165.

[72]Cf. également les pages 73 (avec la note 77) et 82 (avec la note 89).

[73]Prophétie de Catherine Emmerich pour notre Temps, pp. 235 et 259. Dans le chapitre III intitulé «La gloire crépusculaire de l’Église», Raoul mentionne souvent l’Église de Philadelphie. Cf. également: Raoul Auclair, Eschatologie de notre Temps, p. 192; Le Secret de La Salette, p. 29. À la demande du Ciel, Mère Paul-Marie a écrit un article intitulé «L’Église rénovée» (Le Royaume, n. 22, juin 1984, pp. 1, 4-5) [LR-022], suite à la première mention céleste, le 21 mars 1984, de l’«ÉGLISE DE JEAN», cette Église rénovée «qui sera comme une nouvelle Église» (VA App. I, 177). Déjà, dans le volume XIII de Vie d’Amour, le Père Philippe Roy disait: «Nous formons, comme le noyau de la nouvelle Église, de l’Église rénovée.» (VA XIII, 45)

[74]Prophétie de Catherine Emmerich pour notre Temps, pp. 238 et 246; L’Apocalypse, vol. I, p. 190; vol. III, p. 112.

[75]Prophétie de Catherine Emmerich pour notre Temps, p. 209; Le Secret de La Salette, p. 58; Eschatologie de notre Temps, p. 263; L’Apocalypse, vol. I, p. 158.

[76]L’Apocalypse, vol. III, p. 225.

[77]«Ce mystère de la Co-Rédemption» (Le Royaume, n. 49, mars 1987, p. 10) [LR-049].

[78]Histoire et Prophétie, p. 91.

[79]Le «petit Royaume» est une image, une annonce et une préfiguration du «grand Royaume». Cf. Raoul Auclair, Le Crépuscule des Nations, pp. 51-52; L’Apocalypse, vol. III, pp. 219-224, 245-248. Dans son livre La Prophétie des Papes, concernant le temps de l’intermission crépusculaire, Raoul parle de «l’embryon du Royaume», du Royaume «dans le sein en travail, en l’attente d’être enfanté» (pp. 135-136).

[80]L’Apocalypse, vol. I, p. 205.

[81]Prophétie de Catherine Emmerich pour notre Temps, p. 258.

[82]Prophétie de Catherine Emmerich pour notre Temps, p. 235; Mère Paul-Marie, «Obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes» (Le Royaume, n.55, octobre 1987, p. 3, deuxième colonne) [LR-055].

[83]Ap 6, 12; Ap 11, 13; Ap 16, 18. Raoul utilise l’expression «grande secousse», qui est traduite par «violent tremblement de terre» dans la Bible de Jérusalem. Cf. également: Ap 8, 5; Ap 11, 19.

[84]Le Centre eucharistique et marial Spiri-Maria est parfois comparé à une «oasis» de fraîcheur, de paix et d’amour: Mère Paul-Marie, «Nomination de Mme Charlotte Beaulieu-Bélanger» (Le Royaume, n. 149, mai-juin 2001, p. 12) [LR-149]; cf. Père Benoît Picard, «Le signe de l’Amour de Dieu» (Le Royaume, n. 256, janvier-février 2019, p. 21) [LR-256]. Une telle comparaison avait déjà été faite à l’endroit du Sanctuaire Notre-Dame-d’Etchemin (VA II, 251; VA VIII, 64; VA App. II, 17).

[85]Ramon Pérez, Les Apparitions de Garabandal, Éditions IKTUS, Mont-Royal (Québec), 1997, pp. 80 et 82. Concernant la «grande secousse» devant précéder «le silence d’une demi-heure», Raoul envisageait un phénomène physique d’ordre cosmique et tellurique, un séisme à l’échelle planétaire: L’Apocalypse, vol. II, pp. 137-138, 257, 260, 287-289; vol. III, pp. 218, 281. Bien sûr, nous ne savons pas ce que nous réserve le futur.

[86]Cf. également: Raoul Auclair, Les Centuries de Nostradamus ou le Dixième Livre sibyllin, pp. 270-271.

[87]Cf. VA XV, 489; Mère Paul-Marie, «La nouvelle Pentecôte» (Le Royaume, n. 92, mars-avril 1993, pp. 1, 3-8) [LR-092]; La Communauté de la Dame de tous les Peuples, pp. 92-94; Raoul Auclair, Kérizinen, apparitions en Bretagne, p. 47; Prophétie de Catherine Emmerich pour notre Temps, pp. 253-256; Le Jour de Yahvé, p. 217; Eschatologie de notre Temps, p. 175; Marc Bosquart, De la Trinité divine à l’Immaculée-Trinité, p. 55; Trésors de «Vie d’Amour» — 5, chapitre 3 «Il s’est penché sur Elle», p. 17.

[88]Le Royaume, n. 256, janvier-février 2019, p. 13 [LR-256]. Cf. Le Secret de Marie, pp. 39, 48-49 (avec les notes 35 et 44).

3 réflexions sur “Le Pape de Marie

  1. Bon matin Père David. J’ai hâte de lire ton nouvel article. Bon début d’avril et bon printemps Que notre Maman te protège. 🙏

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  2. Un texte extrêmement intéressant et éclairant. Un travail qui témoigne un grand amour pour la Dame et pour son œuvre et qui nous les fait aimer davantage.

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